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7 juin 2019 5 07 /06 /juin /2019 17:16
ב''ה

Vous pensez à nous ? C'est normal. Difficile d’ailleurs de nous oublier, quand IsraEL ne cesse d’occuper l’esprit d’une grande partie de la population mondiale de manière complètement disproportionnée par rapport à la taille de son pays.
 
IsraEL n’est compréhensible que par la Bible. Combien la lisent vraiment ? Sans elle, nul ne peut concevoir qu’un pays disparu puisse ressurgir 2000 ans après sa destruction. « Qui a entendu pareil fait ? Qui a vu pareil prodige ? Un pays naît-il en un seul jour ? Une nation vient-elle au monde en une seule fois ? C'est ainsi que Sion a été en travail, ainsi qu'elle a donné le jour à ses fils ! » (Isaïe 66 : 8)
 
C'est YHVH Adonaï qui est le premier à parler de Sion. Nous revendiquons ce nom de sionistes devenu une insulte. Nous sommes les enfants à qui Sion a donné le jour pour servir YHVH Adonaï dans son Alliance, après tous ceux qui ont vécu librement ici plusieurs millénaires auparavant. On nous a volé notre terre. Errants de pays en pays, condamnés comme déicides et infidèles, nous n’étions plus qu’un peuple de spectres d’une religion étrange qui, tourné vers Yérouchalaïm comme DaniEL (6 :11), à la fin de chaque repas et chaque année à pareille époque achevait sa prière par « l’an prochain à Yérouchalaïm… » Puis soudain, n’en pouvant plus d’être regardé de travers, discriminé, chassé, exterminé, le mort-vivant a la nostalgie de son pays, entend la prière de sa bouche, la prend au sérieux… et rentre chez lui. Histoire inouïe…
 
L’étrangeté de l’individu juif du temps de sa présence parmi les nations se prolonge par une étrangeté encore plus radicale de la résurrection de son Etat. Le monde entier reste largement influencé par l’Occident. Et quand bien même cet Occident a cessé en pratique d’être chrétien, c’est le schéma de pensée de la tradition chrétienne envers IsraEL qui domine le subconscient collectif.
 
Nous sommes pour beaucoup une énigme, un problème, un scandale même. L’Eglise a enseigné durant 19 siècles que la misère du peuple juif constituait la preuve de la véracité de la doctrine chrétienne ; qu’elle-même avait remplacé IsraEL, qu’elle était le « Nouveau Peuple de Dieu », et qu’il fallait lire les nombreuses promesses bibliques faites à « l’ancien peuple de Dieu » comme des allégories à spiritualiser au bénéfice de l’Eglise et non des Juifs.
 
On trouve dans les archives du Vatican [1] une lettre du 4 septembre 1943 du cardinal Roncalli, le futur pape Jean XXIII. Il y approuve le sauvetage des Juifs de Rome – qu’il en soit béni pour cela - mais indique un « trouble spirituel » à ce que ce soit le Vatican qui envoie des enfants juifs en Palestine, leur permettant de reconstituer une « espérance messianique » : « Tout cela n'est peut-être qu'un scrupule de ma part, qu'il me suffit d'avoir confessé pour le faire disparaître. Toujours est-il bien certain que la reconstruction du royaume de Juda et d'Israël n'est qu'une UTOPIE. »
 
Dans le « Nouveau Testament » (Actes 1 : 7), la question posée par les apôtres est dans la continuité des prophéties de la Bible hébraïque : « Est-ce maintenant que tu vas restaurer la royauté à Israël ? »
 
Le rabbi ne répond pas : « Comme vous êtes charnels ! Le Royaume des Cieux n’est pas de ce monde, il ne sera jamais de ce monde ! Jérusalem se trouve dans le cœur de l’homme, le Temple n’est qu’un édifice fait de mains d’hommes. Quand il n’en restera plus pierre sur pierre, vous aurez toujours votre maison au ciel. Vous êtes le nouvel IsraEL, le vrai IsraEL. Le Royaume de David sur terre, c’est une utopie. Il faut spiritualiser ! »
 
Non, ce n’est pas ce qu’il leur réplique, mais… « il ne vous appartient pas de connaître les temps et moments que le Père a fixés de sa seule autorité. » (Actes 1 : 7)
 
Matthieu 24 : 36 précise : « Pour ce qui est du jour et de l'heure, personne ne le sait, ni les anges des cieux, ni le fils, mais le Père seul. »
 
On trouve d’autres versets sur le même thème :
 
1)     « Je vous le dis en vérité, vous n'aurez pas achevé de parcourir les villes d'Israël que le fils d'homme sera venu. » (Mathieu 10 : 23).
 
2)    « En vérité, je vous dis qu’il y a quelques-uns de ceux qui sont ici présents, qui ne goûteront pas la mort qu’ils n’aient vu le fils d’homme venant en son règne. »(Mathieu 16 : 28)
 
3)    « Je vous le dis en vérité, cette génération ne passera pas, que tout cela n'arrive. » (Mathieu 24 : 34)
 
Notre prédicateur galiléen a captivé ses disciples par l’annonce de la Délivrance imminente. Mais les générations passent, et elle ne vient pas. Les théologiens ne vont quand même pas invoquer une erreur de timing ! Alors ils trouvent une explication pour ces versets embarrassants : le règne messianique est purement et simplement celui de l’Eglise, c’est le règne divin uniquement dans les cœurs.
 
Le théologien Alfred Loisy résume cette interprétation :« Jésus annonçait le Royaume, et c'est l'Église qui est venue. » Pour ce motif Rome l’excommunie en 1908. Cette Eglise a interdit jusqu’à récemment la lecture de la Bible, de crainte qu’elle ne génère des attentes charnelles : tout ce que la Bible annonce, selon elle, ne doit se passer qu’au figuré, au ciel.
 
Comment en est-on arrivé là ? Très tôt, le message hébreu d’origine est confronté à la mentalité grecque : Paul de Tarse arrive à Athènes devant des philosophes. « Quand ils entendirent parler de la résurrection des morts, les uns s'en moquaient, et les autres disaient : Nous t'entendrons là-dessus une autre fois. » (Actes des Apôtres 17 : 32)
 
Selon la philosophie de Platon, le réel est composé de deux substances : la matière et l'esprit. Néanmoins, elles n'ont pas la même valeur. La matière est un obstacle pour l'esprit, et le corps une prison pour l'âme. Il empêche celle-ci d'accéder à la vérité. Par les soins qu'il nécessite, notre corps nous détourne de l'essentiel, c'est-à-dire de notre âme.
 
Que dit Platon de l’âme et de la mort ? Il rapporte dans son œuvre « Phédon » un dialogue où Socrate console ses amis attristés par sa condamnation à mort. Son argument : l’âme est immortelle. « L’âme ressemble au divin, à l’immortel, à l’intelligible, indissoluble et inchangeable… Elle s’en va vers le pur, l’éternel, l’immortel dont elle est proche… La mort est simplement la séparation de l’âme et du corps. Soyez de bonne humeur, ne pleurez pas quand je serai mort... Quand vous me déposerez dans la tombe, dites-vous bien que vous n’enterrez que mon corps et pas mon âme. »
 
La résurrection dont Paul parle aux philosophes platoniciens est donc pour eux une absurdité : la mort délivre l’âme des pesanteurs du corps, quoi de mieux ?
 
Les paroles de Socrate et Platon vous semblent-elles familières ? Bien sûr, depuis 2000 ans que la chrétienté les répète… Plus elle s’est éloignée de sa source hébraïque, plus elle est devenue gréco-romaine et donc païenne. Comparez les idées du Phédon avec ce que la plupart des prédicateurs chrétiens contemporains disent à ce sujet : « Vous êtes une âme immortelle. Votre âme est éternelle et vivra pour toujours. En d’autres termes, votre vous réel – la partie de vous qui pense, sent, rêve, aspire, l’égo, la personnalité – ne mourra jamais. Votre âme vivra éternellement à l’un ou l’autre endroit, ciel ou enfer, selon que vous êtes sauvés ou perdus. Il y a une existence consciente et éternelle de l’âme et de la personnalité. » (Billy Graham, « La paix avec Dieu », chapitre 6, § 25 et 28).
 
De ceci découlent les doctrines spécifiquement chrétiennes comme l’ascétisme, l’abstention de sexualité, le culte de la virginité et le célibat consacré. « Il est bon à l'homme de ne pas toucher de femme… Je dis à ceux qui ne sont pas mariés et aux veuves, qu'il leur est bon de demeurer comme moi. Mais s'ils ne savent pas garder la continence, qu'ils se marient, car il vaut mieux se marier que de brûler. » (1 Corinthiens 7 : 1-9).
 
« Les 144 000 qui avaient été rachetés de la terre sont ceux qui ne se sont pas souillés avec des femmes, car ils sont vierges ; ils suivent l'agneau partout où il va… » (Apocalypse 14 : 3-4)
 
Mais comme le pense Blaise Pascal : « Qui veut faire l’ange fait la bête. »

 

Or que dit la Bible hébraïque ?

 
Elle est remplie de femmes qui prient Elohîm pour avoir un enfant plutôt que de lui consacrer leur virginité.
 
Dans 2 Samuel 12 : 23, David dit au sujet de son fils mort :« Maintenant qu’il est mort, j’irai vers lui, mais lui ne reviendra pas vers moi. »
 
« Celui qui meurt n'a plus ton souvenir, qui te louera dans le shéol [2] ? » (Psaume 6 : 6)
 
« Ce ne sont pas les morts qui célèbrent YHVH Adonaï, ce n'est aucun de ceux qui descendent dans le lieu du silence. » (Psaume 115 : 17)
 
« Leur souffle s'en va, ils rentrent dans la terre. Et ce même jour leurs desseins périssent. » (Psaume 146 : 4)
 
« Un chien vivant vaut mieux que le lion mort… Les vivants savent qu'ils mourront ; mais les morts ne savent rien… Tout ce que ta main trouve à faire avec ta force, fais-le, car il n'y a ni œuvre, ni pensée, ni science, ni sagesse, dans le shéol où tu vas. » (Qohélèt / Ecclésiaste 9 : 4-10)
 
« Beaucoup de ceux qui dorment dans la poussière du sol se réveilleront, les uns pour une vie éternelle, les autres pour être un objet de honte et d'horreur éternelle. » (Daniel 12 : 2)
 
Remarquez que YHVH Adonaï ne dit pas à DaniEL :
« Beaucoup de ceux dont l’âme est à présent au ciel… » 
La Bible hébraïque ne parle pas d'une vie des âmes séparées de leurs corps dans un monde de l'au-delà. Cette croyance, même si elle est générale n'est pas biblique. C'est une forme de spiritisme.
 
Voulez-vous faire un retour aux sources ?
 
Le Tout-Puissant ne détruira pas la terre. Ce serait pour lui abdiquer devant les méchants. Il reviendra y régner, « Que Ton règne vienne, que Ta volonté soit faite sur la terre comme au Ciel », ce qui semble bien signifier : Comme Tu règnes déjà au Ciel (où l'on fait Ta volonté), qu'ainsi Tu règnes sur la Terre.
 
« Voici que la gloire de l’Elohîm d'IsraEL s'avançait du côté de l'Est ; son grondement ressemblait au bruit de grandes eaux, et la terre s'illuminait de sa gloire. La gloire de YHVH Adonaï  entra dans le Temple par la porte qui est tournée du côté de l'Est. Il me dit : "Fils d'homme, [c'est ici] l'emplacement de mon trône, le lieu [où se pose] la plante de mes pieds,  je résiderai à jamais au milieu des enfants d'IsraEL. » (Ezéchiel 43 : 2,4,7)
 
Quand il annonce « une nouvelle terre et de nouveaux cieux », observez qu'il est encore écrit « terre ». D'ailleurs, sa promesse est : « Je guérirai leur terre » (2 Chroniques 7 : 14) « Les justes posséderont la terre, et sur elle ils résideront pour toujours. » (Psaume 37 : 29).
 
Comment prendre Lévitique 26 : 42-44 pour une UTOPIE ?« Je me souviendrai de mon alliance avec Ya’âqov, et même de mon alliance avec Yits’haq, et même de mon alliance avec Avraham je m’en souviendrai, et le pays, je m’en souviendrai. Le pays restera abandonné par eux, et il jouira de ses chabaths pendant qu'il restera dévasté loin d'eux ; ils paieront pour leurs fautes, parce qu'ils ont méprisé mes ordonnances et que leur âme a eu mes lois en horreur. Mais même alors, pendant qu’ils seront dans le pays de leurs ennemis, je ne me dégoûterai pas d’eux et je ne les aurai pas en horreur pour en finir avec eux, pour rompre mon alliance avec eux ; car moi, je suis  leur Elohîm. »
 
Si nous prenons au sérieux « l’Eternel », YHVH Adonaï le Toujours Présent, dans une promesse aussi inconditionnelle que Lévitique 26 : 42-44, il n’y a pas d’utopie, cette promesse est évidemment de validité ETERNELLE.

 

OR C’EST EN NOTRE TEMPS QU’IL LA REALISE.

 
Dans la vision des ossements desséchés, Ezéchiel (37 : 1-14) prophétise la résurrection d’IsraEL. Il n’est pas encore question ici de la résurrection générale qui viendra plus tard. Les ossements très secs sont les enfants d’IsraELLes tombes d’où YHVH Adonaï les tire, ce sont vos pays où ils sont en exil, dispersés, tués, inconscients. Ils ne sont pas simplement « morts », car le verset 9 dit : « Des quatre vents, viens, ô souffle, souffle בַּהֲרוּגִים (ba-harouguîm) SUR CES TUES et qu'ils revivent. »  YHVH Adonaï leur rend une apparence humaine, car ils étaient défigurés.
 
Ils doutent d’abord en disant « notre espérance est perdue. » Mais ensuite, nous chantons ensemble notre hymne national HaTiqva « notre espérance n’est pas perdue ». Enfin Son Souffle nous met debout et en route pour le pays qu’Il nous a donné, « une immense force ».
 
La victoire d’IsraEL lors de la guerre d’indépendance de 1948, contre quatre armées arabes qu’appuyait la Grande-Bretagne avec sa Légion Arabe, tous ses officiers et son matériel anglais, était improbable.
 
En 1967, elle l’était aussi, la victoire lors de la guerre des Six Jours face à l’Egypte, la Syrie, la Jordanie, et derrière eux l’URSS et De Gaulle. Et nous sommes revenus à Yérouchalaïm, en Judée, en Samarie et sur le Golan, grâce à 1000 miracles [3] à l’intérieur.
 
Ce sont bien plus que des victoires militaires. Lorsqu’au beau milieu du 20ème siècle est recréé l’État d’Israël, qu’il se maintient 70 ans après, et même qu’il prospère, au point que plusieurs pays voisins, bien qu’arabo-musulmans, envisagent une coexistence, si ce n’est une alliance avec lui face aux risques de chaos de leur système, les yeux des plus lucides voient les premiers événements bibliques de l’ère moderne

Que dire, il y a 30 ans, de l’effondrement par l’intérieur de la Russie soviétique, héritière de la Russie tsariste, et de la עֲלִיָּה (alya) montée en IsraEL d’un million de Juifs ? Cette prison des peuples enfermait depuis toujours ses sujets et avait astreint, en 1827, nos garçons (« cantonistes ») dès l’âge de 12 ans à un service militaire d’une durée de 25 ans, pour en faire de parfaits chrétiens orthodoxes. En marge d'un mémorandum demandant la réduction des pratiques répressives à l'égard des Juifs, le tsar Alexandre III indique par une note manuscrite : « Mais nous ne devons jamais oublier que les Juifs ont crucifié notre Seigneur et ont répandu son précieux sang. » 

La Russie tsariste avait créé le mot « pogrom », la Russie soviétique de 1917 le mot « goulag ».

« Des jours viendront, où on ne dira plus : 'Vive YHVH Adonaï (le Toujours Présent) qui a fait monter les enfants d'IsraEL du pays d'Egypte !' mais 'Vive YHVH Adonaï qui a fait monter les enfants d'IsraEL du pays du Nord (l'URSS) et de tous les pays où il les avait exilés !' Car je les aurai ramenés sur leur terre, que j'ai donnée à leurs ancêtres. » (Jérémie 16 : 14-15 et 23 : 5-8)

 
Ces miracles entraînent une réflexion dans le subconscient collectif des nations : si les Juifs, après 2000 ans d’exil, sont l’objet et l’instrument d’actes bibliques, cela signifie-t-il que leur lecture de la Bible hébraïque est la bonne lecture de l’Histoire ?
 
C’est pour ces raisons qu’IsraEL est devenu une obsession pour la presse et les médias internationaux, que l’on veut sans cesse savoir ce qui se passe en IsraEL, mais que d’autres aussi nous diabolisent jusqu’à l’absurde du BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) malgré l’évidence d’un développement scientifique, médical, agricole, industriel, toutes approches bénéfiques au développement de l’humanité.

Ils marquent ainsi leur opposition au D.ieu de la Bible hébraïque en présentant cet État comme colonialiste et raciste pratiquant l’apartheid, malgré un fait tout récent (entre autres): l'élection de députés arabes au Parlement israélien (au fait, combien de députés juifs(4) dans les pays "arabes" ?)


Mais les annonces des Prophètes ne portent pas que sur des événements « agréables ». Dans notre prochaine lettre, nous verrons à quoi se rapporte le verset 32 : 21 du Deutéronome :
הֵם קִנְאוּנִי בְלֹא-אֵל כִּעֲסוּנִי בְּהַבְלֵיהֶם וַאֲנִי אַקְנִיאֵם בְּלֹא-עָם בְּגוֹי נָבָל אַכְעִיסֵם.
« Eux m’ont rendu jaloux בְלֹא אֵל  (bé-lo EL) avec un non-EL, ils m'ont irrité avec leurs vaines idoles ; et moi je les rendrai jaloux בְּלֹא עָם  (bé-lo ‘âm) avec un non-peuple. בְּגוֹי נָבָל  (bé-goï naval) avec un peuple "nabal" je les irriterai» 

QUEL EST CE "NON-PEUPLE", CE PEUPLE "NABAL"?
 נָבָל (« Naval » en hébreu,« Nabal » dans vos traductions) est un personnage de 1 Samuel, chapitre 25. Il se conduit très mal avec David, alors que celui-ci n’est pas encore Roi. Sa femme Avigaïl (qu’épousera ensuite David) dit de son mari :
נָבָל שְׁמוֹ, וּנְבָלָה עִמּוֹ

 « Naval est son nom, "névéla" est avec lui » (v. 25) Les traducteurs écrivent :
 « Nabal il se nomme, insensé est son caractère. ».

Avigaïl est moins polie. « Névéla » veut dire « charogne ». Plus directe, elle fait un jeu de mot terrible sur « naval » et son féminin « névéla ». Elle dit en réalité « Naval est son nom, charogne est avec lui. »

Nous savons ce que la Tora veut dire avec « un non-EL » et nos vaines idoles. Nous devons comprendre ce qu’elle attend de nous à propos du « non-peuple », du « peuple-charogne » qui nous irrite. C’est notre problème actuel et le seul qui nous sépare de la Délivrance d’IsraEL et de toute l’humanité (survivante). « Mes pensées ne sont pas vos pensées, ni vos voies ne sont mes voies, dit YHVH Adonaï. Mais autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont au-dessus de vos voies, et mes pensées de vos pensées. »(Isaïe 55 : 8-9) Connaissons les pensées de YHVH Adonaï, notre Père Toujours Présent.
 
 
 
[2] שְׁאוֹל  (shéol), séjour des morts. Vient de la racine שאל (shaal), questionner. « Qu’y a-t-il après la mort » est la grande question humaine.
[3] Le 5 juin 1967 où fut déclarée la guerre des six jours, le premier ministre Lévi Echkol envoya un message au roi Hussein de Jordanie : « Nous ne voulons pas vous faire la guerre. Notre seul problème est avec l’Egypte. » Que s’est-il passé ? Nasser, le dictateur égyptien téléphona à Hussein : « Nos troupes sont partout victorieuses, partagez la victoire avec nous. » C’était bien sûr totalement faux. Hussein commença alors à canonner les quartiers juifs de Yérouchalaïm. C’est ainsi que la Judée, la Samarie et la Yérouchalaïm antique revinrent aux mains du peuple d’IsraEL. L’Etat-Major de Tsahal ne l’avait pas prévu.
[4] Objection : Pourquoi les Juifs auraient-ils des députés puisqu’il n’y a pas de Juifs dans les pays arabes ? 
Réponse : dîtes plutôt qu’il y en avait 900 000 il y a 50 ans, mais qu’ils ont dû fuir pour leur vie.
 

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15 avril 2018 7 15 /04 /avril /2018 21:00

 

 

 

 

Avec ce titre, vous auriez pu vous attendre à une paisible illustration:

 

 
 
 
Mais c'est plutôt ceci qui convient à l'époque actuelle:
 
 
 
 

overblog est de nouveau défaillant dans la publication de www.elisrael.org

Veuillez cliquez sur

 

http://elisrael.blogspot.co.il/2018/04/bientot-chabath.html

 

 

 

 

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15 avril 2018 7 15 /04 /avril /2018 18:28

בע''ה

Dans notre tendresse pour nos parents octogénaires, nous sommes étreints de tristesse et de révolte à propos du sort fait, en France, à ‘‘nos’’ deux grands-mères juives, Sarah Halimi et Mireille Knoll.
 
Aux cris de ‘‘allahou akbar’’, dans la nuit du 4 avril 2017, Sarah (65 ans) est torturée (20 fractures) puis jetée du 3ème étage par un ‘‘déséquilibré’’. Pendant ce temps, dans les escaliers, 28 policiers attendent l’ordre d’intervenir.
 
1)    L’ordre ne vient pas.
 
2)    Mais on lui fait sa (petite) ‘‘marche blanche’’ avec bougies et ours en peluche antiterrorisme. Attention, pas de vaguesC’EST LA CAMPAGNE PRÉSIDENTIELLE, les ‘‘veaux’’ (comme De Gaulle appelaient les Français) pourraient mal ‘‘veauter’’. Mr Macron (comme en 2012 Mr Hollande) bénéficie notoirement des consignes de vote des mosquées. Il se souvient de l’échec de Lionel Jospin en 2002, face à Mrs Chirac et Le Pen, qui ont ‘‘profité’’ de l’effet du 11 septembre.
 
3)    Il faut attendre onze mois (le 27/2) pour que le mobile antisémite de l’assassinat de Sarah Halimi soit retenu.
Le 23 mars 2018, à Paris encore, c’est le tour de Mireille Knoll, rescapée de la shoah, d’être EGORGEE à l’âge de 85 ans par une autre ‘‘chance pour la France’’. Cette fois, le mobile antisémite est reconnu immédiatement, car la campagne électorale est digérée. Les huiles de la République se disputent la participation à une marche blanche plus importante, toujours avec bougies et ours en peluche antiterrorisme.
Le même jour, dans l’Aude, le lieutenant-colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame est EGORGE par un petit caïd de cité, repris de justice et fiché ‘‘S‘‘. Cela se passe dans l’un des cinq Etats membres du Conseil de Sécurité de l’ONU, puissance nucléaire. C’est ainsi que la France laisse traiter un de ses derniers héros… et nos grands-mères.
Plutôt que des ‘‘marches blanches‘‘, nous proposons à nos grands-mères survivantes et à leurs familles une marche ‘‘bleu-blanc‘‘, couleurs d’IsraEL, sans bougies ni ours en peluche antiterrorisme. Le cortège partira de votre domicile jusqu’à l’aéroport, et vous aurez à la main un billet aller simple pour Tel Aviv.
Voyons même plus large, sur un exemple biblique : Ruth dit ‘‘ton peuple est mon peuple‘‘, et seulement ensuite ‘‘ton Dieu est mon Dieu‘‘. Ce n’est donc pas une affaire de religion, mais de vie.
Ici, la marche ‘‘bleu-blanc‘‘ est un peu plus longue. Mais elle est massive. Que tous les dissidents à ce que devient l’Europe viennent trouver ici la voie antique, simple et nette, celle d’Avraham l’Hébreu.
Ne restez pas isolés, contactez-nous...

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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 16:57

בע''ה

Ce que dit la Bible de ce PARADOXE
Juste avant sa libération de l'esclavage d'Egypte, au PRINTEMPS, IsraEL reçoit comme premier commandement (Exode 12 : 2) : "Que ce renouveau de lune soit pour vous le commencement des renouveaux ; qu'il soit pour vous le premier des mois de l'année." 
Le mot חֹדֶשׁ ('hodèch) traduit généralement par "mois" a pour sens premier "renouveau de lune" ("néoménie"). Il vient de  חָדָשׁ ('hadach) "nouveau". Chaque renouveau de lune, et pas seulement le premier au printemps, est une fête de la Tora (Nombres 10 : 1) avec offrandes au Temple et sonneries de trompettes. Aujourd'hui peu connue, cette fête reprendra lorsque le Temple sera rebâti :"De חֹדֶשׁ ('hodèch) en חֹדֶשׁ (de renouveau de lune en renouveau de lune) et de Chabbath en Chabbath, toute chair viendra se prosterner devant Moi, YHVH." (Isaïe 66 : 23) 
Le temps de notre libération est marqué comme le commencement de tous les recommencements. Ce renouvellement de lune lors de notre libération nous rappelle au renouvellement total de nous-mêmes et de notre façon de tout évaluer.
"Ils firent des gâteaux cuits sans levain avec la pâte qu’ils avaient emportée d’Egypte et qui n’était pas levée ; car ils avaient été chassés d’Egypte sans pouvoir s’attarder à faire des provisions." (Exode 12 : 39) 
Renouveau mensuel de la lune, pain sans levain, c'est le même symbole. Partir précipitamment, sans laisser à la pâte le temps de lever, ce n'est pas anecdotique, c'est SYMBOLIQUEMENT se couper de l'Egypte et éviter d'en emporter les habitudes de vie, les contraintes, l'esprit et la mentalité. C'est se rendre disponible, totalement, à la vie nouvelle offerte par le Libérateur. C'est pourquoi la Tora fixe le premier mois d'IsraEL au PRINTEMPS.
Or, un peu plus loin, la Tora indique que L'ANNEE COMMENCE A L'AUTOMNE, précisant "au 7ème mois" : 
  • Souccoth, la fête des cabanes et de la récolte est בְּצֵאת הַשָּׁנָה A LA SORTIE DE L’ANNEE." (Exode 23 :16)
  • Pour Exode 34 :22, Souccoth est תְּקוּפַת הַשָּׁנָה AU RENOUVELLEMENT DE L’ANNEE.
  • Selon Deutéronome 31 : 10,  מִקֵּץ שֶׁבַע שָׁנִים  A LA FIN DE SEPT ANNEES… à la fête de Souccoth… tu liras cette Tora devant tout IsraEL.
  • Dans Lévitique 25 : 8-13, c'est au soir de Kippour, le 10 du SEPTIEME MOIS, qu'est proclamé le début de l'année de Yovel (jubilé) chaque 50ème année.
          Dès ses premiers versets, la Tora suggère en quelle saison se situent les jours de la création :
          • Les plantes portent fruits et semences,
          • Les animaux sont prêts à se reproduire,
          • "Croissez et multipliez" dit le Créateur au premier couple qui n'est pas né, mais qui a été créé adulte.
          Ces jours ne débutent pas au matin, mais au soir[2], on n'est pas au printemps, mais en un temps de maturité. Tout a une apparence d’âgel’automne est flamboyant, rempli de fruits, de graines et de bénédictions.
          Le Créateur confie à l'être humain le "jardin" - partie habitable de l’univers - pour qu'il en devienne le gardien. Dans Exode 31 : 17, le 7ème jour, Il ne s'est pas "reposé" (Il n'était pas fatigué). La bonne traduction est : "Il cessa d'œuvrer,וַיִּנָּפַשׁ (vayiNnaFaCH) et se retira en Lui-Même".
          Il se retire en Lui-Même pour permettre à l'être humain de poursuivre l'œuvre de la création. Ainsi l'homme devient le gérant et le Créateur porte l'existence de l'univers, tout en inspirant à l'homme de prendre le relais. Il a donné un élan à Sa création, elle est magnifique. A nous de continuer dans le même sens. "Elohim bénit le septième jour et le mit à part / sanctifia, parce qu'en ce jour il cessa toute son œuvre אֲשֶׁר בָּרָא אֱלֹהִים לַעֲשׂוֹת qu'Elohim créa pour faire." (Genèse 2 : 3) "Il créa POUR FAIRE" parlant d'une œuvre A PARACHEVER PAR L'HOMME du point de vue moral et social.
          Mais nous butons sur le contraste entre cette nature merveilleuse, et une jungle où l'homme est un loup pour l'homme et où règnent le vol, le viol, la violence, l'esclavage, la faim, le malheur, la mort. L'être humain n'a plus voulu être le gardien de la création, mais son maître, son prédateur.
          "YHVH changea sa résolution d'avoir créé l'être humain sur terre... Noé trouva cependant grâce aux yeux de YHVH." (Genèse 6 : 6 et 8). Unique dans sa génération, Noé marchait avec Celui qui le sauvera du déluge, lui et sa famille.
          En tant que descendant de Noé, toute l'humanité est partenaire de l'alliance divine symbolisée par l'arc en ciel, avec ordre de respecter la vie, et comme signe de rappel, de s'abstenir de consommer du sang.
          Mais cette alliance ancienne et universelle ne rencontre pas un grand succès. Au lieu de la relancer, des hommes et des femmes idéalistes et religieux croient trouverLA solution : ils se retirent du monde, partent vivre dans le désert, comme à Qumram ou dans un couvent. Mais se mettre individuellement à l'abri du mal et se mortifier ne guérit pas l'humanité. La Tora prévoit sans le recommander le cas de celui qui fait vœu d'abstinence[3]A son terme, il doit demander pardon.
           
           
           

           

          Ce que le Créateur attend des hommes, ce n'est pas d'abord une perfection individuelle, mais avant tout un comportement social fraternel. C'est à cela que la Tora nous sensibilise avec les histoires tragiques des fratries d'Abel et Caïn, d'Ismaël et Isaac, de Jacob et Esaü, de Joseph et ses frères.
          YHVH appelle donc Abram devenu Abraham pour fonder une nation qui sera son instrument et portera son message à toutes les autres nations. "En toi toutes les familles de la terre seront bénies" (Genèse 12 : 3). Le Tout-Puissant poursuit son appel parmi la lignée d'Abraham, avec Isaac et non avec son demi-frère aîné Ismaël, puis avec Jacob et non avec son jumeau Esaü, et ceci excite des jalousies.
          Découvrons un aspect ignoré de son amour pour nous : UN DON PRECIEUX, INATTENDU… ET INCONNU.
          Le prophète Malakhi (= "Mon messager", 1 : 2) rapporte qu'un jour, des Juifs interpellent YHVH"Vous dites : en quoi nous as-tu témoigné ton amour ?"
          Il leur répond : "Esaü n’était-il pas le frère de Jacob ? Or c’est Jacob que j’ai choisi. Mais Esaü je l’ai haï."
          Comment s’est manifestée cette préférence pour Jacob ? "Je donnais à Esaü la montagne de Séhir comme possession, et Jacob et ses enfants descendirent en Egypte…" (Josué 24 : 4)
          Avons-nous bien lu ? YHVH "haïssait" Esaü, donc il lui offre un royaume.
          Il aimait Jacob, donc Il l’envoie en Egypte et précise : "Moi-même, Je descendrai avec toi en Égypte. Et Moi-même aussi Je t'en ferai remonter… " (Genèse 46 : 4) IL AIME JACOB, et Il le mène là où sa descendance sera ESCLAVE !
          Non, nous ne rêvons pas, c'est TROUBLANT, mais c'est écrit. 
           
          Nous proposons d'ailleurs à ceux qui disent être à notre place "le nouveau Peuple de Dieu" de méditer là-dessus.
           
          Pourquoi  nous fait-Il ça ? Il veut que la haine de la servitude soit au cœur de l’identité du peuple qu'il a, non pas élu, mais façonné pour son projet, afin que nous nous consacrions à son combat pour l'humanité telle qu'Il la veut.
          Nous étions esclaves en Egypte, et en ce premier mois de printemps, le Tout-Puissant nous a libérés. Il crée en ce jour IsraEL en tant que nation, sa nation-instrument. C'est dans le cadre de cet événement, qu'Il révèle expressément son Nom Propre à Moïse.
          "Je suis YHVHJe suis apparu à Abraham, à Isaac et à Jacob, comme El Chadaï[4]le Tout-Puissant, mais sous mon Nom YHVH(le "Tétragramme" divin), Je n'ai pas été connu d'eux." (Exode 6 : 2 et 3). Rachi fait justement remarquer que le texte ne porte pas : "Je n'ai pas fait connaître", mais "Je n'ai pas été connu." Ce Nom propre divin avait bien été révélé auparavant (voir ci-dessus dans les débuts du livre de la Genèse), mais sans insister comme ici au buisson ardent. Car אֶלֹהִים "élohim" (il n'existe pas de majuscules en hébreu) est un nom communIl n’est ni personnel ni distinctif. On peut faire un dieu de son ventre. Même dans la Bible hébraïque, le nom "élohim" est appliqué aussi à des faux dieux.
          Il n’est nullement question ici de vocabulaire ou de la simple connaissance d’un nom. Quand un individu place son "nom" sur quelque chose ou quelqu’un, cela veut dire qu’il prend cet objet ou cette personne sous son influence ou sous sa protection. A plus forte raison pour ce Nom très particulier.
          S'émerveiller sur les forces de la nature, c'est ressentir, en hébreu, la présence deEL ou ELOHIM, noms qui en hébreu viennent d'une racine qui évoque les forces qui mènent l'univers, Il est le Tout-Puissant dans LA NATURE. Ceci se retrouve dans la valeur numérique des lettres des deux mots :
          ·         אֶלֹהִים "élohim" le Tout-Puissant :
           א Aléph 1+ ל Laméd 30+ ה Hé 5+ י Yod 10+ ם Mém’ 40= 86
          ·         הַטֶבַע (ha tév’â) "la nature" :
          ה Hé 5 + ט Téth 9 + ב Béth 2 + ע ‘Ayin’ 70 = 86.
          "Les cieux racontent la gloire de EL, et le firmament proclame l’œuvre de ses mains. Le jour en fait le récit au jour, la nuit en donne connaissance à la nuit. Mais pas de discours, pas de paroles, leur voix ne se fait pas entendre." (Psaume 19 : 2-4).
          Le Créateur a investi toute sa pensée dans l'univers, mais Il reste caché derrière sa création. Le mot "monde", en hébreu עֹלָם ('ôlam) a la même racine עלם Ayin-Lamed-Mem que נֶעְלַם (né'élam) = "caché".
          Pour la plupart des gens qui croient qu'il y a un Dieu, celui-ci ne passe que pour la cause première de l'existence de l'univers. Comprise ainsi, son activité appartient essentiellement au passé. Le Créateur n'aurait été vraiment en relation avec l'univers que pendant un court instant, sa création étant considérée comme achevée.
          Mais c'est faux, et c'est la faute des traducteurs qui ignorent le sens du verset vu ci-dessus "… en ce jour il cessa toute son œuvre אֲשֶׁר בָּרָא אֱלֹהִים לַעֲשׂוֹת qu'Elohim créa POUR FAIRE." (Genèse 2 : 3).
          Et soudain, au buisson ardent,  YHVH vient corriger toutes ces pensées. Lorsqu'Il donne à Moïse la mission de libérer les Hébreux de l’esclavage d’Egypte, Il ne se présente pas en disant "Je suis celui qui suis" (encore une erreur de traduction d'Exode 3 : 14). Mais Il dit "אֶהְיֶה אֲשֶׁר אֶהְיֶה  (éyé achèr éyé) Je serai qui je serai. Tu diras ainsi aux enfants d’IsraELאֶהְיֶה   (éyé) "JE SERAI" m'a envoyé vers vous."
          אֶהְיֶה (éyé) est le verbe "être" conjugué à la 1ère personne du singulier, à l'aspect inaccompli. En hébreu biblique, la succession passé-présent-futur n'existe pas. La distinction est sur un autre plan entre l'accompli et ici l'inaccompli. Il faut comprendre ce petit verbe אֶהְיֶה (éyé) par
          "Je n’ai jamais cessé et ne cesserai jamais d’être LIBREMENT CELUI QUE JE VEUX ÊTRE." (Donc, comptez sur Moi : Je réalise Mon projet.)
          Au verset suivant אֶהְיֶה (éyé) se présente sous le Nom יהוה (Yod-Hé-Vav-Hé) le "Tétragramme" qui utilise, non la racine היה (Hé-Yod-Hé) du verbe "être" mais laracine proche הוה (Hé-Vav-Hé) = "ETRE PRESENT".
          Par respect nous ne prononçons pas ce Nom au-dessus de tout nom. Nous disons "Adonaï" (= "Mes Souverains) ou "HaChem" (= "Le Nom"). Ya, les deux premières lettres Yod-Hé du Tétragramme, est son Nom propre abrégé, comme dans הַלְלוּיָהּ HallélouYa.
          Mais nous pouvons et même devons tenter de comprendre et traduire ce que le Tétragramme veut dire. 
          Nous rejetons la traduction ambigüe "Seigneur" qui peut se rapporter à un homme et n'évoque que la féodalité, ainsi que celle "Eternel", froidement philosophique. 
          Le temps présent en conjugaison se dit הוֶֹה (HoVéH) ; et le י (Yod) initial est le préfixe du verbe à l'aspect inaccompli, 3ème personne du singulier. La traduction littérale du Tétragramme יהוה YHVH, c'est "LE TOUJOURS PRESENT". Et en plus, c'est bon pour le moral par les temps qui courent.
          "Je suis  LE TOUJOURS PRESENT, c'est mon nom… J'annonce des événements nouveaux…" (Isaïe 42 : 8) "Couvre leur visage (de nos ennemis) de honte, pour qu’ils recherchent ton nom, ô YHVH le Toujours Présent." (Psaume 83 : 18)
          C'est notre délivrance finale que LE TOUJOURS PRESENT annonce (Isaïe 52 : 5-6) quand Il parle de son Nom Propre : "Constamment chaque jour mon nom est outragé ! Eh bien donc, que mon peuple connaisse mon nom, (qu’il sache) en ce jour que moi qui parle, JE SUIS LA !"
          Nous avons toute assurance pour être IsraEL "combattant de EL" en connaissant non seulement cette proclamation, mais aussi sa signification. Il dit à IsraEL "Ton mari qui t'a faite a pour nom YHVH le Toujours Présent des Armées" (Isaïe 54 : 5). 
          D'autant plus que la valeur numérique des lettres du Nom Yod-Hé-Vav-Hé révèle son message :
            י Yod 10 + ה Hé 5 + ו Vav 6 + ה Hé 5 = 26, est la somme des valeurs numériques de :
          ·         אחד (é'had) "Un"         
          א Alef 1 + ח 'Hèth 8 + ד Dalèth 4 = 13
          ·         et de אהבה (ahava) "Amour" 
           א Alef 1 + ה Hé 5 + ב Bèth 2 + ה Hé 5 = 13
          On arrive aussi à 26 en additionnant l'un de ces deux mots avec אָבִי (avi) "mon Père" 
          א Alef 1 + ב Bèth 2 + י Yod 10 = 13
          Au buisson ardent,  le Toujours Présent qui est UN et AMOURMON PERE, entre dans l’histoire de "Son fils premier-né" comme il nous présente à Pharaon.
          Mais Pharaon ne veut pas laisser sortir IsraEL car il refuse le Nom YHVH"Qui est YHVH dont je devrais écouter la parole en laissant partir IsraEL ? Je ne connais pas YHVH, et je ne laisserai certainement pas sortir IsraEL." (Exode 5 : 2).
          Ce n'est pas seulement un refus politique, il est aussi religieux. Pharaon est plein de RELIGION, il connaît le nom ELOHIM, tout comme ses prêtres qui lui conseillent de libérer IsraEL après la 3ème plaie, en disant "C'est le doigt d'ELOHIM". Ils ne disent pas "c'est le doigt de YHVH".
          Pour IsraEL aussi, la tentation est grande de prendre la Tora pour une religion. L'exil en est la cause, mais déjà l'idée de religion était là, juste après le départ d'Egypte. Durant la traversée du désert, YHVH le Toujours Présent nous a donné de nombreux commandements, dont une grande partie ne seront applicables qu'à l'entrée au Pays.
          A l'approche de cette frontière, douze espions partent l'explorer. Au retour, tous disent : "C'est un pays où coulent le lait et le miel !" Josué et Caleb proclament"Montons, montons-y, héritons-en, nous en serons vainqueurs !"
          Mais dix d'entre eux prétendent que ce pays "dévore ses habitants", et "que ses habitants sont plus forts מִמֶּנּוּ (miménou) que nous."
          Le peuple prend peur, et pleure toute la nuit. Cette nuit des pleurs est celle du 9 Av, date de la destruction future des deux Temples de Yérouchalaïm. "Vous avez pleuré pour rien, mais les temps viendront où vous pleurerez pour quelque chose."Les conséquences de cette faute des dix explorateurs sont bien plus lourdes que pour celle du veau d'or. Ce sera l’errance et la disparition dans le désert durant 40 années de tout homme âgé de plus de 20 ans, alors qu'"il y a 11 jours de marche…jusqu'à Qadéch-Barnéa." (Deutéronome 1 : 2)
          Cette faute sera encore commise par la majorité des Juifs de Babylone qui ne rentrent pas d'exil avec Esdras, malgré la fin des 70 ans et la "déclaration Cyrus". La faiblesse de la restauration juive face à la Grèce et à Rome contribuera à la destruction du 2ème Temple.
          Cette faute est commise enfin aujourd'hui, par des millions de Juifs qui, bientôt 100 ans après la "déclaration Balfour" et 69 ans après la restauration de l'état d'IsraEL, continuent de préférer l'Amérique ou l'Europe[5].
          "Les Cananéens sont plus forts מִמֶּנּוּ (miménou) que nous ?" Rachi fait remarquer que le dernier mot de cette phrase des incrédules מִמֶּנּוּ (mimenou) veut dire plus forts "que nous", mais aussi plus forts "que LUI". Les explorateurs ont perdu confiance "en LUI" et compromis l'entrée du peuple en Terre d’IsraEL.
          Ils ont transmis la peur de perdre la guerre de conquête, mais aussi UNE CERTAINE APPREHENSION A LA GAGNER : finie la manne, il va falloir "redescendre sur terre", la cultiver, la défendre, une multitude de nécessités prosaïques et ennuyeuses.
          Comme il est difficile de vivre dans le monde réel ! En vérité, les explorateurs trouvaient plus tranquille une "Tora du désert", religion d'exil, appelons ça... "le judaïsme". (Nous, nous sommes IsraEL, des Hébreux, le nom "Juif" étant lié à un exil auquel nous avons mis fin.)
          Le projet de YHVH le Toujours Présent n'est pas de nous donner "la vraie religion", mais ce merveilleux Pays en vue de commencer à Y CONSTRUIRE LE ROYAUME DIVIN. Ensuite, ce modèle s'étendra à toute la Terre.
           
           
          En nous révélant que YHVH le Toujours Présent, c'est ELOHIM, la Tora se démarque des livres religieux. La révélation du Nom YHVH le Toujours Présent, par rapport au Nom ELOHIM interprété dans sa seule activité de Créateur "d'autrefois", a une portée révolutionnaire. Le projet de YHVH le Toujours Présent est de régner sur la terre, car au ciel, il règne déjà. Il attend de nous que nous mettions ses commandements en pratique afin d'établir une société fraternelle et juste.
          Ce n'est pas en vue de satisfaire quelque orgueil tyrannique que YHVH le Toujours Présent veut que nous travaillions à son règne sur la terre.
          C'est pour qu'y cesse la loi de la jungle, et la mort au bout. Le Tout-Puissant ne détruira pas la terre. Quand il annonce "une nouvelle terre et de nouveaux cieux", observez qu'il est encore écrit "terre". D'ailleurs, sa promesse est : "Je guérirai leur terre" (2 Chroniques 7 : 14) "Les justes posséderont la terre, et sur elle ils résideront pour toujours." (Ps 37 :29).
          La Bible hébraïque ne parle pas d'une vie des âmes séparés de leurs corps dans un monde de l'au-delà. Cette croyance, même si elle est générale dans le judaïsme et le christianisme n'est pas biblique. C'est une forme de spiritisme.
          La Bible hébraïque annonce la résurrection : "Beaucoup de ceux qui dorment dans la poussière du sol se réveilleront, les uns pour une vie éternelle, les autres pour être un objet de honte et d'horreur éternelle." (Daniel 12 : 2)
          LE PLAN DU TOUJOURS PRESENT, CELUI DES PROPHETES, EST EN TRAIN DE S'ACCOMPLIR :
          · "Et vous, montagnes d'IsraEL, vous donnerez votre frondaison et vous porterez votre fruit pour mon peuple IsraEL, car ils sont près de revenir."(Ezéchiel 36 : 8)
          · "Des jours viendront, dit , où on ne dira plus : 'Vive YHVH le Toujours Présent qui a fait monter les enfants d'IsraEL du pays d'Egypte !' mais 'Vive YHVH le Toujours Présent qui a fait monter les enfants d'IsraEL du pays du Nord (l'URSS) et de tous les pays où il les avait exilés !' Car je les aurai ramenés sur leur terre, que j'ai donnée à leurs ancêtres."
          · "Ils habiteront le pays que j’ai donné à mon serviteur Jacob, et qu’ont habité vos pères. Ils y habiteront, eux, leurs enfants, et les enfants de leurs enfants, à perpétuité." (Ézéchiel 37 : 25)
          · "Dans les temps à venir, Jacob étendra ses racines, IsraEL donnera des bourgeons et des fleurs, et ils couvriront de fruits la surface du globe."(Isaïe 27 : 6)
          Quand YHVH le Toujours Présent nous ordonne de compter nos renouvellements de lune depuis celui du printemps de notre liberté, c'est pour nous rappeler d'où nous sommes sortis : renouvelons nos pensées, ne reproduisons jamais une maison d'esclavage.
          Et c'est à l'automne que vient le "Jour du Souvenir" ou "Jour des Trompettes", qui est le nom biblique du premier jour[6] du 7ème mois. Il marque le passage vers le nouveau cycle annuel agricole.
          "Quand vous ferez la moisson dans votre pays, tu laisseras la tienne inachevée au bout de ton champ, et tu ne ramasseras pas les glanes de ta moisson. Abandonne-les au pauvre et à l'étranger, je suis YHVH le Toujours Présent votre Elohim."(Lévitique 23 : 22) 
          Ce verset précède la description des fêtes, preuve que YHVH le Toujours Présent se soucie plus des pauvres que de son culte. Idem pour Lévitique 23 : 3 qui précède une autre liste de ces fêtes : Il rappelle Chabbat, le repos du 7ème jour destiné aussi aux esclaves. Ainsi la Tora vide l'esclavage de sa substance et combat la misère sociale.
          Et elle le fait d'une manière plus révolutionnaire encore avec l'année de relâche, la 7ème année, à l'automne :
          · Libération des esclaves "en te souvenant que tu étais esclave en Egypte et que YHVH le Toujours Présent t'a libéré" (Deutéronome 15 : 12-15).
          · "La terre, tu la laisseras en jachère, inculte, et les pauvres de ton peuple en profiteront. Ce qu’ils laisseront de reste, les bêtes des champs le mangeront. Tu feras de même pour ta vigne et ton olivier." (Exode 23 : 11)
          · "Tout créancier renoncera au remboursement du prêt octroyé à son prochain… car on aura proclamé l’année de relâche de YHVH le Toujours Présent."(Deutéronome 15 : 2)
          · De plus, à la fin de Souccoth, lecture nationale de la Tora : "L'homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole issue de YHVH le Toujours Présent."
          La terre se repose et retrouve sa fertilité première, les tensions sociales s'apaisent, les humains retrouvent leurs sources spirituelles et expérimentent la confiance en la promesse explicite de YHVH le Toujours Présent de récolter, la 6ème année, de quoi se nourrir durant trois ans. (Lévitique 25 : 20-22)
          MAIS LE SOMMET DE LA REVOLUTION DE YHVH le Toujours Présent, C'EST LE JUBILE au bout de 7 fois 7 ans, la 50ème année. Chacun retourne à son patrimoine initial égalitaire.
          Le jubilé permet la liberté d'entreprise, mais évite la misère, l'accaparement des ressources par les plus riches et leur pourrissement par le matérialisme. Et ceci, 3000 ans avant les discussions sur le capitalisme et le socialisme...
          Au soir de Kippour de la 50ème année, le chofar (corne de bélier) l'annonce : "Vous mettrez à part la 50ème année, vous crierez דְּרוֹר (dror) Liberté ! dans le pays pour tous ses habitants." (Lévitique 25 : 9-10) Et tous les esclaves sont libérés.
          Le lien entre liberté et sainteté apparaît dans la valeur numérique du mot דְּרוֹר (dror) = "liberté" (4 + 200 + 6 + 200 = 410), égale à קָדוֹשׁ (qadoch) = "saint, mis à part" (100 + 4 + 6 + 300 = 410).
          Les sonneries de chofar du jubilé de 50ème année annoncent le grand jubilé de la Délivrance : "En ce jour-là, on sonnera du GRAND CHOFAR. Ceux qui étaient perdus dans le pays d'Achour et les relégués dans le pays d'Egypte viendront se prosterner devant YHVH le Toujours Présent, en la montagne sainte à Yérouchalaïm."(Isaïe 27 : 13)
          IsraEL est sortie d'Egypte au PRINTEMPS DE LA LIBERTE pour y appliquer la Tora. Mais elle ne sort pas de la nature matérielle[7], dont les années débutent depuis toujours en AUTOMNE. IsraEL n'est pas une église qui attend son enlèvement au ciel, c'est la NATION-GERME DU ROYAUME TERRESTRE de YHVH le Toujours Présent, sur toute la terre.
          Ne pas confondre INSPIRATION (le printemps de la liberté des Hébreux) et APPLICATION (de la Tora sur la terre en automne) :
          Vouloir fixer le début de l'année au 1er mois de printemps, au nom d'une "logique" d'un monde plein de religions liées à de profondes injustices, c'est l'attitude qui nous ramènerait à une vénération religieuse passéiste de notre libération de l'esclavage et à l'ignorance des dispositions sociales de la Tora de YHVH LE TOUJOURS PRESENT, en vue de nous délivrer.

          NOTES

          [1] חֹדֶשׁ ('hodèch) au sens de début du mois lunaire, voir Nombres 28 : 14, 1 Samuel 20 : 18, 2 Rois 4 : 23, Isaïe 1 : 13 et 66 : 23, Amos 8 : 5.
          [2] Voyez dans "Apprends-nous à compter nos jours" le message spirituel du calendrier hébreu, le rapport entre l'automne du commencement de l'année et le soir qui marque le début du jour, comme il est écrit "Il y eut un soir, il y eut un matin".
          [3] L’abstinent ("nazir", naziréen, voir Nombres 6 : 13-21) doit, à la fin du vœu tenu et respecté, obtenir le pardon pour s’être privé de bénir "le Créateur du fruit de la vigne". ("Ne détruis pas cette grappe, car il y a en elle une bénédiction…", Isaïe 65 : 8). La Tora enseigne la maîtrise de soi, non l'abstinence. Ce qui est capital, aux yeux de notre Père céleste, c'est l’amour du prochain, à côté de quoi tout actereligieux et rituel est secondaireLe jeûne ne vaut que si on partage avec celui qui a faim"N’est-ce pas ici le jeûne que je choisirai : ouvrir les chaînes du crime, délier les liens de l’oppression, renvoyer libres les opprimés et que vous brisiez toute oppression ?" (Isaïe 58 : 6) L'abstinence sexuelle (culte de la virginité) s'oppose au premier commandement biblique de croître et multiplier (Genèse 1 : 28), commandement donné avant la première faute humaine, qui n'est donc pas sexuelle. N'évoquons même pas la perversion d'une telle morale, et les réactions brutales dans l'autre sens.
          [4] EL (le Tout-Puissant) cha-daï (= qui dit "daï !" = "assez"), qui fixe les limites.Quand l'ELOHIM d'IsraEL, à la forme plurielle du Nom, est sujet d'un verbe, le verbe est au singulier. Tout ce qui est vraiment vivant est à la fois unique et sous des formes multiples. Rien ni personne n'est plus vivant que le Vivant par excellence que la Bible hébraïque nomme ELOHIM. De même, le mot "visage" n'existe en hébreu qu'au pluriel (panim'). En français, on parle du "visage d'un homme", mais c'est faux. Qu'y a-t-il de commun entre votre visage d'enfant et votre visage d'adulte, entre votre visage en colère, ou pleurant, ou plein de joie, ou désespéré ?
          [5] De graves événements provoqueront leur réintégration, du moins pour ceux qui n'auront pas disparu dans l'assimilation et qui survivront, "sans plus laisser personne d'entre eux là-bas." (Ezéchiel 39 : 28)
          [6] Le terme "Roch haChana" (Tête de l'année) ne figure dans la Bible que dans la vision du Temple d'Ezéchiel (40 : 1), non comme un jour, mais comme époque du début de l'année. Ici il s'agit, non du 1er jour, mais du 10ème jour du 7ème mois,Kippour, dans le contexte du futur Temple : "Décris le Temple à la maison d'IsraEL, pour qu'ils rougissent de leurs iniquités, qu'ils en vérifient le plan !" (43 : 10). Non seulement le plan d'architecte, mais son plan spirituel aussi. Un nouveau Temple remplacera l'ancien, détruit par nos fautes. Car à quoi bon un culte au Temple, si on remet en servitude les esclaves libérés aux années de relâche et de jubilé ? (2 Chroniques 36 : 21) On a rejeté l'identité de nation libérée de l'esclavage par YHVH le Toujours Présent, donc pendant 70 ans, à Babylone, on ne sera plus une nation. On a violé chabbat, année chabbatique et jubilé. Donc le Pays lui-même, saint / mis à part par YHVH pour son peuple, récupérera ses chabbats. Lire Jérémie 34.
          [7] Le 1er mois lunaire (à partir duquel sont énumérées les fêtes) est lui-même soumis au cycle naturel des saisons solaires. On le fait précéder d'un 13ème mois intercalaire tous les 2 ou 3 ans pour qu'il reste toujours au printemps (Exode 23 : 4).

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          5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 12:32
          LE DOIGT DE D.IEU

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          http://www.elisrael.blogspot.com/2015/06/le-doigt-de-dieu.html

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          12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 07:47

          Cet article est reposté depuis Malaassot - le blog de mordehai - ! ברוך הבא.

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          Published by mordeh'ai
          28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 17:50

          par Guy Millière

           

          Les opérations d’Israël contre le Hamas ont commencé il y a cinquante jours. Une trêve se met en place, mais une trêve n’est pas la fin des hostilités, surtout avec une organisation telle que le Hamas.

           

          Des tirs d’obus depuis Gaza ont eu lieu jusqu’au dernier moment, et ils ont tué.

           

          Il y a eu trop de morts israéliens. Chaque mort me bouleverse. Mais je ne peux regarder la photo du petit Daniel Tragerman sans que des larmes montent dans mes yeux. J’aimerais, comme tous les Israéliens, voir une issue définitive prendre forme. Je sais que ne sera pas le cas. Je sais qu’il règne de la frustration de ne pas voir d’issue définitive prendre forme.

           

          Dans l’absolu, un écrasement total du Hamas serait légitime et justifié. Et dans l’absolu, je suis favorable à cet écrasement. Je l’ai écrit. Cet écrasement impliquerait de réduire Gaza à l’état de décombres.

           

          Cela dit, se poserait alors la question du statut ultérieur de Gaza. Une réoccupation israélienne ne peut qu’être écartée, car elle serait coûteuse en vies israéliennes (entrer dans un nid de frelons implique des risques) : elle impliquerait, en outre, une mobilisation et des coûts très importants pour Israël. Replacer Mahmoud Abbas à Gaza, comme cela est souhaité ici ou là (et comme lui-même l’espère) serait, tout bien pesé, une très mauvaise idée, qui conduirait à une relance forcenée des exigences occidentales d’un réenclenchement rapide du « processus de paix ».

           

          Je m’efforce, en ce contexte, de comprendre l’attitude de Binyamin Netanyahou, quand bien même je sais qu’elle est, sans doute, difficile à comprendre.

           

          Cette attitude me semble dictée par le monde tel qu’il est et par le Proche-Orient tel qu’il est. Je pense qu’il existe ce que je pourrais appeler une « doctrine Netanyahou », et j’explique en détail cette doctrine dans le prochain numéro d’Israël Magazine.

           

          Binyamin Netanyahou sait que l’Europe est en position (lâche) d’apaisement, qu’elle rêve de réenclencher rapidement le « processus de paix », et de placer Mahmoud Abbas en position d’homme providentiel.

           

          Il sait que l’administration Obama est sur des positions aussi viles et lâches que l’Europe.

           

          Il sait, en somme que l’Europe et les Etats Unis voudraient imposer l’avancée à marche forcée vers un « Etat palestinien » à Israël en confiant celui-ci à Mahmoud Abbas. Il sait que le Hamas, même écrasé totalement à Gaza, ne disparaîtrait pas de l’équation, car ses chefs politiques sont au Qatar. Mahmoud Abbas a montré lui-même que ce qui le séparait du Hamas est très mince.

           

          Binyamin Netanyahou sait aussi qu’Israël a deux alliés tactiques régionaux, l’Egypte et l’Arabie Saoudite, dont les dirigeants se sentent aussi trahis qu’Israël par l’Europe et les Etats Unis.

           

          Il sait que l’alliance (implicite) d’Israël avec l’Egypte et l’Arabie Saoudite ne tient que tant que la « question palestinienne » est quasiment hors jeu (aucun pays arabe ne peut se permettre de paraître négliger la « question palestinienne » si elle est au centre de la table),

          et il sait que la « question palestinienne » restera quasiment hors jeu tant que le « processus de paix » ne sera pas sérieusement réenclenché.

           

          Il choisit donc un statu quo, destiné à laisser à Gaza un Hamas affaibli, largement désarmé, mutilé (des coups très sévères ont été portés au Hamas, et on peut penser qu’il a tiré ces dernières heures, de manière forcenée, comme on tire ses dernières cartouches) mais pas mort, car il sait qu’un Hamas affaibli, largement désarmé, mais pas mort, sera un obstacle au réenclenchement rapide du « processus de paix ».

           

          Il choisit ce statu quo, car ce statu quo préserve l’alliance tactique Israël Arabie Saoudite Egypte, empêche le réenclenchement rapide susdit, et entrave les pressions européennes et américaines sur Israël.

           

          Binyamin Netanyahou, surtout, voit ce que ne veulent obstinément pas voir les dirigeants européens et américains : ce qu’on appelle en anglais « the big picture », la grande image, autrement dit, l’image d’ensemble, (et c’est aussi à détailler cette image d’ensemble que je consacre ma chronique du prochain numéro d’Israël Magazine).

           

          Il voit que le danger pour Israël ne vient pas seulement de Gaza et du Hamas, de la volonté européenne et américaine de faire pression sur Israël aux fins d’avancer vite vers un « Etat palestinien », mais vient aussi et surtout des forces djihadistes amassées autour d’Israël, et qui ne sont pas que le Hamas, mais aussi le Hezbollah, le Front al-Nusra, l’Etat Islamique, avec, en arrière plan, l’Iran et le Qatar.

           

          Il voit que la situation régionale est extrêmement instable et que des fronts peuvent s’ouvrir au Nord et à l’Est, si la Jordanie était déstabilisée.

           

          Il voit que l’alliance tactique avec l’ Arabie Saoudite et l’Egypte lui assure la tranquillité au Sud, des appuis s’il devait agir sur un autre front.

           

          Il voit que la « question palestinienne » n’est pas l’urgence de l’Arabe Saoudite et de l’Egypte, qui comptent sur Israël pour faire face aux forces djihadistes qui les menacent aussi, elles, Arabie Saoudite et Egypte.

          Il voit que l’Europe et les Etats Unis veulent avancer à marche forcée sur la « question palestinienne », parce que dirigeants européens et américains espèrent apaiser les forces djihadistes en créant un Etat palestinien confié à Mahmoud Abbas quasiment à tout prix et en sacrifiant Israël.

           

          Et il voit que l’Arabie Saoudite et l’Egypte n’ont pas plus d’illusions qu’Israël sur la possibilité d’apaiser les forces djihadistes et pas plus de dilection qu’Israël présentement à voir se créer un Etat palestinien confié à Mahmoud Abbas quasiment à tout prix, en sacrifiant Israël.

           

          Je m’efforce de comprendre l’attitude de Binyamin Netanyahou quand bien même je sais qu’elle est, sans doute, difficile à comprendre, disais-je.

           

          On ne peut la comprendre sans comprendre « the big picture ». Dans ma chronique d’Israël Magazine, je parle de « longue guerre », et j’explicite les circonvolutions d’un enchevêtrement complexe.

           

          Je parle de « doctrine Netanyahou ».

           

          La doctrine serait très différente, sans doute, si la situation était très différente, mais la situation est ce qu’elle est.

           

          Les forces djihadistes enflamment tout le Proche-Orient, et ce n’est sans doute qu’un début. L’Iran et le Qatar sont à la manœuvre en arrière plan. Israël se bat pour sa survie face aux flammes des forces djihadistes.

           

          L’Arabie Saoudite et l’Egypte se battent pour leur survie aussi et sont, pour l’heure du côté d’Israël.

           

          Le monde occidental n’est pas du côté d’Israël, et prêt à sacrifier Israël en espérant satisfaire les forces djihadistes et les calmer. Le monde occidental veut utiliser pour cela la « question palestinienne » et Mahmoud Abbas.

           

          La « question palestinienne » n’est ni la priorité d’Israël, ni la priorité de l’Arabie Saoudite ou de l’Egypte. Binyamin Netanyahou, les dirigeants saoudiens, le maréchal Sissi, savent qui est Mahmoud Abbas.

           

          Un Hamas affaibli, largement désarmé, mutilé, mais pas mort à Gaza est, temporairement, la moins mauvaise solution dans cette situation.

           

          On se retrouve dans ce type de situation quand il y a, à la Maison Blanche, un Président qui peut reprendre sa partie de golf moins de dix minutes après avoir parlé de l’assassinat de James Foley, et qui a plus de sympathie pour le Qatar et l’Iran que pour Israël.

           

          On se retrouve dans ce type de situation quand il y a au pouvoir en Europe des carpettes achetées en solde par le Qatar et prêtent à servir de paillasson à l’Iran, pour peu que celui-ci signe quelques contrats.

           

          Des « négociations » vont avoir lieu. Je ne doute pas que Binyamin Netanyahou sera inflexible sur ce qui compte pour que le Hamas reste affaibli, largement désarmé, mutilé : une demande de désarmement complet du Hamas contrôlable par Israël. Je ne doute pas qu’il refusera toute concession sur le statut de Gaza tant que ce désarmement complet ne sera pas obtenu : pas de reconstruction sans désarmement et sans maintien de contrôles stricts aux frontières de Gaza. Je ne doute pas qu’il refusera toute reprise de quelque « processus » que ce soit tant que le Hamas sera dans l’ombre de Mahmoud Abbas. Je ne doute pas que le désarmement complet du Hamas, contrôlable par Israël, ne sera pas obtenu. Je ne doute pas que le Hamas restera dans l’ombre de Mahmoud Abbas.

           

          Gaza aurait pu être détruit davantage par Israël : ne pas avoir détruit Gaza davantage évite, de surcroît, à Israël d’être confronté à des chantages « humanitaires » dictés par l’ « urgence », chantages que le monde occidental aimerait exercer.

           

          Le Hamas a fait la fête à Gaza, en disant qu’il a gagné. Il n’a rien gagné du tout. Il a presque tout perdu. Sa survie ne tient qu’à un fil, que Binyamin Netanyahou n’a pas voulu couper, pour les raisons que je viens d’exposer.

           

          La population de Gaza fait la fête : il y a de quoi. Trois cent mille personnes à Gaza avaient un logement et n’ont plus que des ruines où habiter. Sept mille missiles divers ont été tirés vers Israël et le Hamas a tué soixante dix Israéliens (ce qui est beaucoup trop, mais sans aucun doute très en dessous de ce que le Hamas espérait en tirant sept mille missiles divers). Mille terroristes djihadistes ont été tués, ce qui en fait mille de moins. Des boucliers humains par centaines ont été tués aussi. Plusieurs dirigeants importants du Hamas ont été éliminés. Tous les tunnels d’attaque contre Israël ont été détruits. Joie ! Il y a vraiment de quoi faire la fête à Gaza.

           

          De tirs peuvent-ils reprendre de Gaza vers le Sud d’Israël ? Ce n’est pas impossible, hélas. Le Hamas peut rêver d’autres « victoires » : quelques milliers de maisons supplémentaires détruites à Gaza. Quelques centaines de terroristes djihadistes supplémentaires et quelques dirigeants du Hamas envoyés de vie à trépas. Je suis sûr que Binyamin Netanyahou est prêt à donner ce type de « victoires » au Hamas.

           

          Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Guy Millière pour Dreuz.info.

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          7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 14:28

          7 août 2014 

          Des équipede télévision indienne et française ont risqué leur propre vie en démontrant  comment le Hamas avait tiré délibérément des roquettes à partir de zones peuplées.

           

          France 24 montre même  comment les terroristes ont tiré devant le bâtiment des Nations Unies.

           

          http://www.tel-avivre.com/2014/08/07/comment-le-hamas-lance-des-roquettes-depuis-des-zones-civiles/

           

          Une équipe de télévision indienne a montré à travers des images rares, la façon dont le Hamas tire des roquettes depuis des zones civiles très peuplées. Le rapport  indien  montre la mise en place des lancements de fusée à quelques mètres d’un hôtel où les membres de médias internationaux étaient hébergés, au milieu d’un quartier résidentiel. Les soupçons de l’équipe indienne sur des lancements de roquettes à cet endroit se sont rapidement avéré être fondés. Le missile avait apparemment été programmé pour se déclencher automatiquement en s’assurant que les terroristes qui l’avaient planté étaient tous à l’abri. Comme le journaliste le note, en plantant des roquettes dans des zones civiles très peuplées, le Hamas risque la vie des habitants vivant dans la région. Regardez c’est édifiant :

           

          https://www.youtube.com/watch?v=A_fP6mlNSK8

           

          « Vous voyez que c’est une zone très fortement peuplée avec un grand nombre de bâtiments résidentiels et hôteliers tout autour, et si le Hamas tire une roquette à partir d’ici les conséquences sont  immédiates pour tout le monde ici. » explique le journaliste. 

           

          Beaucoup de preuves qui condamnent le Hamas sont aujourd’hui, à la disposition de qui veut les voir. Les dirigeants du Hamas interdisent aux correspondants étrangers de rendre compte de tout ce qui se passe à Gaza au sein de leur organisation, l’utilisation de boucliers humains mais aussi  le sort réservé à ceux qui n’obéissent pas.

           

          Un journaliste de France 24 a également affirmé que la roquette qui  l’a surpris a été lancé dans une zone peuplée et juste en face d’un bâtiment de l’ONU. Le correspondant de France 24 Fenwick a précisé qu’il s’agit bien de ce que les forces israéliennes mentionnent concernant l’utilisation du Hamas et des boucliers humains à Gaza : « L’armée israélienne a accusé à plusieurs reprises les militants palestiniens de tirer à l’intérieur des zones civiles» a t-il mentionné.

           

          https://www.youtube.com/watch?v=NMiG9JD2OxM

           

          Les bâtiments de l’ONU ont été utilisés à plusieurs reprises par le Hamas comme lieu de stockage d’armes et rampes de lancement. À trois reprises, des roquettes ont été découvertes dans les écoles appartenant à l’Office de secours et de travail de l’Agence des Nations Unies (UNRWA). Plusieurs tirs de Tsahal sur les installations de l’ONU ont suscité une indignation  internationale ces dernières semaines alors que des témoins ont pu affirmer qu’il s’agissait de roquettes tirées par le  Hamas.

           

          Les Hôpitaux, les cimetières, les mosquées et les maisons résidentielles ont également été utilisés comme cibles de lancement de roquettes, de dépôts d’armes et de centres de commandement militaires du Hamas et du Jihad islamique.

          par Elsa B pour Tel-Avivre

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          6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 11:25

          PETITION

          Les dirigeants du Hamas doivent être jugés pour crimes de guerre et pour crimes contre l’humanité.

          Nous demandons que les dirigeants du Hamas soient poursuivis pour avoir commis des crimes de guerre graves ainsi que des crimes contre l’humanité :

          • Ciblage des civils israéliens,
          • Déclenchement de la guerre actuelle,
          • Utilisation de civils de Gaza, y compris des enfants, comme boucliers humains.

           

          Nous soutenons et signons cette demande:

           

          A Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies, Ban Ki-Moon

          A Monsieur le Président du Conseil de Sécurité, et

          A Madame Fatou Bensouda, Procureur de la Cour Pénale Internationale

           

          Objet : Les dirigeants du Hamas doivent être jugés pour Crimes de Guerre et pour Crimes contre l’Humanité.

           

          Excellences,

           

          Nous soussignés, vous soumettons cette pétition, et des centaines de millions de personnes dans le monde attendent que les Nations Unies prennent une action décisive contre les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité flagrants des dirigeants du Hamas.

           

          Pendant de nombreuses années ainsi que dans le présent conflit, les dirigeants du Hamas et leur organisation terroriste ont commis de manière répétée des crimes de guerre graves, tels que définis par le droit international : tirs indiscriminés sur la population civile d’Israël ; tirs à partir de leurs écoles, hôpitaux et au milieu de leur population civile. Le Hamas force ses civils, y inclus les enfants, à rester sur les toits et d’autres lieux présentant un danger certain et grave, en les utilisant comme boucliers humains – et Vous et le Conseil de Sécurité n’avez pas fait tout votre possible pour arrêter ou condamner ces crimes de guerre.

           

          Nous attendons et demandons maintenant que vous preniez,dès que possible,toutes les dispositions en votre pouvoir afin que les dirigeants du Hamas soient traduits devant la Cour Pénale internationale pour avoir commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité :

          • Tir des milliers de missiles visant volontairement des cibles civiles en Israël.
          • Tir de ces missiles à partir de centres de population civile et de lieux protégés comme des écoles et des hôpitaux et les bâtiments résidentiels, mettant ainsi, délibérément, leurs propres civils en danger.
          • Les dirigeants du Hamas portent l’entière responsabilité de cette guerre et de la souffrance des deux côtés : le Hamas a tiré, à ce jour, 12 000 missiles sur Israël et a refusé tout cessez-le-feu.
          • Les dirigeants du Hamas utilisent leur population civile en tant que boucliers humains en les plaçant dans des lieux susceptibles d’être la cible de missiles.
          • Les dirigeants du Hamas ont détourné l’aide financière reçue à des fins humanitaires pour la population de Gaza et l’a utilisé pour constituer un énorme arsenal militaire.

           

          Ce n’est pas une démarche contre le peuple de Gaza, bien au contraire : nous voulons aider à libérer les Palestiniens et les Israéliens de l’oppression de la terreur et des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité du Hamas.

           

          Avec notre considération distinguée.

           

          Concrétisez en cliquant sur :

          http://takeapenglobal.com/les-dirigeants-du-hamas-doivent-etre-juges-pour-crimes-de-guerre-et-pour-crimes-contre-lhumanite/

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          31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 06:49

          Un journaliste Italien « maintenant que je ne suis plus à Gaza, voici la vérité… »

          Publié le : 30 juillet 2014

           

          Un journaliste italien, qui jusqu’à mardi était dans la bande de Gaza et affirmait qu’Israël avait tiré sur l’hôpital Shifa et l’école du village de Shati, vient d’avouer la réalité une fois sorti de l’enclave terroriste.

           

          Au moins 10 personnes ont été tuées dans l’attaque – la plupart des enfants – et certaines sources ont affirmé que le nombre de décès dépassait les 30 palestiniens. Israël a été blamé pour ça, bien que l’armée ait montré qu’elle n’était pas responsable de ces tirs de missiles. De fait, ces tirs ont été effectués par des palestiniens et les roquettes se sont écrasées directement dans Gaza. C’est d’ailleurs le cas pour 200 autres missiles lancés depuis Gaza sur Israël depuis 3 semaines.

           

          Gaza est un endroit compliqué pour les journalistes, tellement qu’ils préfèrent mentir que mourir sur les balles du Hamas.

           

          Ainsi, Gabriele Barbarti, en sortant de Gaza, vient de publier un message sur twitter:

          Hors de Gaza et loin des représailles du Hamas: ce sont eux les responsables de la roquette qui a tué des enfants hier à Shati. Les témoins ont vus leurs militants aller ramasser les débris:

          ou encore

          Le porte parole de l’armée à dit la vérité dans le communiqué publié hier sur le massacre de Shati. Ce n’était pas Israël derrière l’attaque.

           

          Au cours des 23 jours de l’opération Bordure Protectrice, seule une poignée de journalistes a défié, délibérément ou par inadvertance, les restrictions du Hamas… Même Libération l’a fait pendant un temps décrivant l’horreur de l’influence du Hamas sur les journalistes… mais le Hamas a fait se censurer Libération !

           

          De nombreux journalistes étrangers ont également admis avoir interviewé les dirigeants du Hamas à l’intérieur de l’hôpital, mais leurs articles sont remarquables pour le manque d’importance accordé à une telle violation du droit international (surtout que le Hamas utilise les étages blindés des hôpitaux pour ces conférences de presse, au lieu de laisser ces endroits aux patients).

          Dans un autre cas, un journaliste du Wall Street Journal a tweeté une preuve d’un tir raté du Hamas qui a touché l’hôpital de Gaza… Mais très vite, le tweet a été supprimé (pour des questions de sécurité du journaliste):

           

          L’utilisation de boucliers humains par les groupes terroristes de Gaza durant le conflit actuel a été maintes fois documenté. Le Hamas et le Jihad islamique ont stocké et tiré des roquettes à partir de zones civiles densément peuplées, ce qui rend les tentatives israéliennes de les arrêter sans causer de dommages collatéraux presque impossible. Pour compliquer le problème, le Hamas a ouvertement encouragé les civils à agir comme boucliers humains, en glorifiant leurs actions.

          Les terroristes ont également utilisé les hôpitaux et les écoles comme centres de commandement et bases militaires.

          Mardi, les travailleurs de l’Agence de secours (UNRWA) ont admis qu’ils avaient découvert des roquettes stockées dans une de ses écoles pour la troisième fois.

          Par Ariel Melles – JSSNews

           

          http://jssnews.com/2014/07/30/un-journaliste-italien-maintenant-que-je-ne-suis-plus-a-gaza-voici-la-verite/

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          15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 14:51
          Résumé des événements et de ce qu'en disent les médias

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          14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 15:45
          « Oui, nous pouvons atteindre Israël, mais D.ieu travaille avec lui ! »
          La semaine dernière, lors d’une interview retransmise sur CNN, il a été demandé à l’un des responsables du Hamas : « COMMENT EST-IL POSSIBLE QUE VOUS TIRIEZ AUTANT DE ROQUETTES SUR ISRAEL ET QU’IL N’Y AIT PAS DE VICTIMES. Ne savez-vous pas atteindre les villes israéliennes ? »
          

          « Si, a-t-il répondu, nous le savons, mais D.IEU TRAVAILLE POUR ISRAËL ! »

           

          J’ai aussi entendu raconter que l’un des instructeurs de l’armée américaine, lorsqu’il enseigne les stratégies de la guerre, prend comme exemples de très nombreuses guerres menées dans le monde… sauf les guerres avec Israël car, a-t-il expliqué, « LES GUERRES AVEC ISRAËL SONT MIRACULEUSES. J’enseigne les stratégies de la guerre selon les règles matérielles et humaines. JE NE PEUX ENSEIGNER LA STRATEGIE DE LA GUERRE MIRACULEUSE ! »

           

          Nous y sommes tellement habitués, que nous ne voyons même plus combien nous sommes protégés !
          
          Certes, il y a ce que certains appellent « le miracle du Dôme de fer ». Le Dôme de fer intercepte et détruit, heureusement, un très grand nombre de roquettes. Mais il y a aussi TOUTES CELLES QUI SONT VRAIMENT TOMBÉES SUR NOS VILLES !

          Par exemple, selon les chiffres du SITE DE TSAHAL, le 5ème jour de l’opération « Bordure Protectrice », 129 roquettes ont été tirées depuis Gaza, 9 furent interceptées par le Dôme de fer, 117 roquettes sont tombées en Israël !

          QUI DONC NOUS EN A GARDES ?

          Nous finissons presque par penser… qu’une roquette ne tue pas, et par être habitués à ces miracles plusieurs fois quotidiens qui nous accompagnent sans cesse.
          
          Ne soyons pas ingrats, comme le peuple dans le désert qui, habitué à recevoir sa nourriture tombée du ciel chaque matin, finissait par être dégoûté de « cette misérable nourriture » !
          
          Peut-être pour bien nous rappeler qu’une roquette qui tombe sur notre territoire a le pouvoir de tuer… la semaine dernière, L’UNE DES ROQUETTES TIREES DEPUIS GAZA A EFFECTIVEMENT TUE… UNE FAMILLE ARABE (« palestinienne », auraient-il dit, puisqu’il s’agit de la Judée) !
          
          Une roquette est tombée sur leur maison, dans un village arabe voisin du nôtre et, nous a-t-on raconté, a tué les parents et au moins trois enfants. C’est ainsi que nous sommes au courant puisque, bien sûr, aucune presse n’a crié au scandale de la mort de ces civils-là. Ces enfants « palestiniens » tués par les terroristes de Gaza n’ont pas, sûrement, le même sang que leurs frères tués à Gaza par Israël qui défend sa population !
          
          En tout cas, le Hamas préfère prendre le risque de les tuer plutôt que de savoir que nous, « les sales colons » de Judée, dormons tranquilles !
          
          Pour ma part, j’avais pensé que les terroristes ne tireraient pas en direction de nos villages, puisque nous sommes entourés de villages arabes. Mais nous voyons qu’ils se moquent bien de leurs « frères », puisqu’il y a déjà eu plusieurs alertes et nous avons souvent entendu les « boum » autour de nous, sentant la terre qui tremble sous nos pieds.
          
          Une roquette est tombée lundi dernier dans un village voisin du nôtre, juste au milieu de 4 maisons sans toucher personne ni rien endommager, baroukh Hachem !
          
          Le reste du temps, comme on le constate dans tout Israël, LES ROQUETTES TOMBENT DANS UNE ZONE INHABITEE ou DANS UN TERRAIN VAGUE, ou ENTRE DES MAISONS SANS FAIRE DE DEGATS, ou dans une cour juste au moment où des enfants venaient d’en partir, etc !
          
          Hier, une roquette est tombée DANS UNE STATION D’ESSENCE D’ASHDOD, mettant le feu à un réservoir d’essence. Tout aurait pu exploser, non seulement cette station remplie de monde, mais aussi une autre station qui est à 50 mètres de celle-ci ! Cela aurait pu causer une vraie catastrophe, d’autant plus qu’un centre de soins est aussi situé à seulement quelques mètres de ces stations !
          
          Tous ceux ayant raconté cet événement ont parlé de « MIRACLE ». Et c’est le terme employé dans de très nombreuses circonstances, dans l’ensemble du pays.
          
          Par exemple, une roquette a perforé le toit d’une maison de Rishon Letsion et a détruit… la cage d’escalier, heureusement vide à ce moment-là.
          
          Une autre est tombée sur une maison d’Ashkelon alors que la famille était partie pour quelques jours à Eilat.
          
          Un attentat terroriste a pu être déjoué de justesse à Bat Yam.
          
          N’oublions pas aussi le commando marin de 5 terroristes lourdement armés et chargés d’explosifs, infiltrés en Israël par la mer près du Kibboutz Zikim, pour prendre en otage des Israéliens. Ils furent repérés par l’une de nos soldates et purent être éliminés par Tsahal !

           

          Et, selon une liste non exhaustive donnée par le site « ALLIANCE FR » :

          A Hadera, une roquette de 302 mm de type syrien parcourt 100 km depuis Gaza et tombe dans un parking abandonné, sans faire de blessés.
          
          A Ashdod, un missile explose à l’entrée d’une salle de mariage bondée de monde, sans exploser.
          
          Toujours à Ashdod, un missile traverse un immeuble jusqu’au parking, sans faire de blessés.
          
          L’un des quatre missiles tirés sur Jérusalem est tombé… dans un cimetière !
          
          Un autre est tombé entre deux maisons habitées, près de Guivat Zeev, sans faire de blessés.
          
          A Beer-Sheva, un missile explose sur un terrain vague, sans faire de blessés.
          
          A Rishon-Letsion, un missile explose dans un terrain vague, etc…

          EN CINQ JOURS, LES TERRORISTES DU HAMAS ONT TIRE PLUS DE 800 ROQUETTES SUR ISRAËL, SOIT PLUS DE 160 PAR JOUR. Baroukh Hachem, sans victimes !

          Certaines de leurs roquettes tombent aussi, par erreur…. A GAZA !  J’espère que les victimes qu’elles font ne sont pas décomptées dans celles causées par Israël !
          
          Cet après-midi, ils ont touché et déclenché un incendie dans les entrepôts de l’organisme des Nations-Unies l’UNWRA, qui apporte des aides financières à ceux qu’ils appellent les « réfugiés palestiniens ». Qu’ils aillent donc aider LES VRAIS REFUGIES !

          Si ces terroristes veulent semer le chaos… qu’ils continuent à le semer DE LEUR CÔTE, à tirer sur eux-mêmes et à détruire ou mettre en feu ce qu’ils veulent chez eux ! Et qu’ils nous laissent tranquilles !

          En tout cas, cela permet à Tsahal de faire UN BON NETTOYAGE des structures et caches d’armes du Hamas, dont la bande de Gaza avait bien besoin ! Qu’il nettoie bien jusqu’au bout, cette fois-ci !

           

          « Tu n’auras à craindre ni les terreurs de la nuit,

          ni les flèches qui voltigent le jour,

          ni la peste qui chemine dans l’ombre,

          ni l’épidémie qui exerce ses ravages en plein midi.

          Qu’à tes côtés il en tombe mille, dix mille à ta droite :

          toi, le mal ne t’atteindra point. »

          (PSAUME 91)

           

          Tsipora Hodaya (Anne-Marie) ANTONIETTI

          http://www.europe-israel.org/2014/07/oui-nous-pouvons-atteindre-israel-mais-d-ieu-travaille-avec-lui/

          © Copyright Europe Israël

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          8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 11:31

          Le 7 juin 2014de Guy Millière

           

          J’ai dit que je reviendrais sur la situation d’ensemble en Europe après les élections européennes. C’est ce que j’entends faire ici, avec le recul qu’offre une dizaine de jours.

          Au delà du rejet de la construction européenne, un désintérêt pour l’Europe

          Plus que jamais, le premier message m’apparait être celui délivré par l’abstention. Dans tous les pays d’Europe, celle-ci a été massive. Sans équivalent avec ce qu’elle est lors d’autres élections. Il existe clairement, au delà du rejet de la construction européenne telle qu’elle s’accomplit, un désintérêt pour l’Europe. De plus en plus de gens en Europe se sentent étrangers à l’Europe qui se construit. Ils discernent que les décisions se prennent au dessus d’eux, et que la démocratie ã l’échelle européenne n’est plus qu’un simulacre auquel ils se sentent étrangers. Ici ou là, des gouvernements désignés démocratiquement ont été remplacés par des gens mandatés par l’Union, aux fins de faire ce que l’Union exigeait, et cette brutalité a laissé des traces dans les esprits bien au delà des pays concernés. En confisquant la démocratie au nom d’un absolutisme technocratique aux allures de despotisme éclairé, ceux qui ont construit l’Europe ont dangereusement érodé la confiance en la démocratie en Europe.

          Le rejet de l’immigration, la xénophobie, parfois le racisme, et l’hostilité à l’islam

          Le deuxième message est celui délivré par la montée des mouvements définis comme populistes et par ce qu’ils incarnent. Ces mouvements étant divers, il importe de voir les points où leurs programmes se recoupent.

          • Le premier de ces points est le rejet de l’immigration, la xénophobie, parfois le racisme clair et net, l’hostilité à l’islam.

          • Le second est un rejet de la mondialisation, poussé parfois (pas toujours) jusqu’au rejet de l’économie de marché elle-même.

          De plus en plus de gens en Europe voient déferler sur leurs pays une immigration subie, qui s’intègre de moins en moins, qui est désormais porteuse de nets surcroîts de délinquance et de principes de civilisation non judéo-chrétiens.

          Ces gens voient non seulement que l’Union favorise cette immigration, mais jugule les possibilités de lutter contre elle, et prone un relativisme culturel, désormais omniprésent dans les grands médias. Ces gens voient aussi que l’Union européenne semble prôner mondialisation et marché tout en imposant des systèmes de règles et de subventions complexes et asphyxiants qui conduisent un nombre croissant d’économies d’Europe vers l’asthénie.

          En ayant ouvert les vannes de l’immigration, et en particulier de l’immigration musulmane, et en ayant prôné et contribué à disséminer le relativisme, ceux qui ont construit l’Europe sont parvenus à des résultats qui sont l’inverse de ce qu’ils voulaient obtenir: des populations rejetant l’étranger, crispées, tentées par le repli sur soi, qui se sentent menacées physiquement et culturellement, et qui rejettent l’islam en bloc.

          En ayant parlé de mondialisation et de marché tout en pratiquant le technocratisme étatiste, ceux qui ont construit l’Europe sont là encore parvenus à des résultats inverses de ceux qu’ils voulaient obtenir: le protectionnisme est de retour en Europe, le rejet de la mondialisation et du marché planétaire gagnent du terrain.

          Si on ajoute les éléments de politique étrangère présents dans le programme de la plupart des partis « populistes » continentaux (l’exception étant le parti de la liberté de Geert Wilders), on voit se dessiner un anti-américanisme qui, dans l’histoire, a toujours été synonyme de rejet de la liberté, et une inclination pour des pays tels que l’Iran ou la Russie (inclination particulièrement marquée pour le Front National en France ou Jobbik en Hongrie) qui montre une tentation autoritaire claire.

           

          L’Europe va continuer à avancer vers l’implosion

          Dès lors que, je l’ai déjà écrit, la construction européenne va se poursuivre comme si de rien n’était, dès lors que les grands médias vont continuer à tenir les discours qu’ils tiennent, dès lors que les mêmes causes vont continuer à produire les mêmes effets, je déduis que l’Europe va continuer à avancer vers l’implosion. Le « populisme » sous toutes ses formes va continuer à monter en puissance.

          Les frustrations face à la réduction de la démocratie à un simulacre vont s’exacerber, et permettre l’émergence de tentations autoritaires en Europe même. Le nationalisme qui monte de multiples côtés et va sans doute continuer à monter, aura une dimension de retour du refoulé, et sera un nationalisme tétanique, aveugle à l’évolution planétaire.

          Ce nationalisme, conjugué aux tentations autoritaires, ne se contentera pas de rejeter l’islam en bloc, mais s’en prendra toujours plus à ce qui est différent de l’identité nationale affirmée. En pareil cas, l’antisémitisme est toujours présent, et, comme je l’ai dit lors de mes récentes conférences, à la haine anti-juive islamique va s’ajouter toujours davantage une haine anti-juive de droite contre les « juifs visibles » ne montrant pas tous les signes d’une pleine assimilation, et une haine anti-juive gauchiste dirigée contre les Juifs susceptibles d’être accusés de « sionisme ».

          Les tentations protectionnistes vont s’accentuer dans les pays les plus touchés par le déclin économique, et la France fait partie de ces pays. Les tentations socialistes vont elles-mêmes s’accentuer dans les pays les plus touchés par le déclin économique. La victoire de Syriza en Grèce est celle d’un parti ultra-socialiste, mais le programme d’Aube dorée, parti national-socialiste, est aussi celle d’un parti ultra socialiste, car le national socialisme est un socialisme. La victoire du Front National en France est aussi celle d’un parti ultra socialiste et résolument étatiste, hostile au libre marché.

          L’Europe de demain sera plus fragmentée, plus striée de tensions. Elle sera moins encore qu’aujourd’hui une zone de dynamisme et d’innovation. Elle sera plus encore qu’aujourd’hui une zone instable, proie de guerres civiles froides ou tièdes, Elle sera une zone crépusculaire économiquement et culturellement, et une zone à l’avenir politique très incertain, écartelée entre la technostructure européiste et des protestations nationalistes et socialistes impuissantes.

          Il ne s’y opérera pas tant un remplacement des populations de « souche » par des populations musulmanes qu’un glissement des populations de souche vers une angoisse sans perspective et une montée en puissance de populations musulmanes elles-mêmes sans perspectives, puisqu’elles seront venues attirées par la richesse européenne et par la redistribution et verront la richesse disparaitre et la redistribution s’amenuiser. A l’angoisse des premières répondra la frustration des secondes.

          Ce qui est pathétique est que l’Europe a été le berceau de la civilisation occidentale, et que ce berceau va peu à peu s’estomper, avec plus ou moins de violence, plus ou moins de dépression.

          Ce que les historiens du futur noteront est que cet estompage est logique. Il s’est opéré depuis au moins quatre siècles une décantation. Les êtres humains les plus aventureux, les plus entreprenants, les plus épris de liberté sont partis vers l’Amérique du Nord.

          L’Europe a été le continent des nationalismes crispés qui ne datent pas d’hier, puisqu’ils ont conduit à toutes les guerres intra-européennes, jusqu’à la Deuxième guerre mondiale. L’Europe a été le continent du socialisme et la matrice de tous les totalitarismes. Elle a été le continent du christianisme antisémite pendant des siècles, puis des nationalismes antisémites.

          Les nationalismes crispés l’ont conduite au désastre entre 1914 et 1918. Les Etats Unis ont tenté une première fois de la sauver du désastre. En vain.

          L’entre deux guerres a vu la montée du léninisme, du fascisme, du nazisme, du socialisme, de la haine antisémite. Il y a eu un deuxième désastre, qui a duré jusqu’en 1945. Les Etats Unis ont tenté à nouveau de sauver l’Europe du désastre.

          Ils ont permis la construction européenne, la construction libérale, celle qui devait conduire à un grand marché.

          L’esprit européen a injecté dans la construction libérale l’esprit technocratique. Graduellement, l’esprit technocratique a pris le dessus. Il s’est vite doté de dimensions constructivistes qui ont prétendu effacer les identités, imposer relativisme et multiculturalisme.

          Nous sommes face aux conséquences. Les Etats Unis, contaminés par les venins relativistes et multiculturalistes venus d’Europe, ne seront peut être pas là pour sauver l’Europe une troisième fois.

           

          Reproduction autorisée avec la mention suivante :

          © Guy Millière pour Dreuz.info.

          http://www.dreuz.info/2014/06/leurope-tout-au-bord-de-limplosion/

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          20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 16:40

          La marche Inexorable du Peuple Juif en dépit de John Kerry

          Par Shraga Blum, journaliste indépendant qui contribue à l'hebdomadaire "P'tit Hebdo" et analyste politique pour plusieurs sites internet en français

          I24News.tv – 14/4/14

           

          En passant ce matin devant Gilo, quartier de 35.000 habitants au sud de Jérusalem, et en voyant les grues s’affairer autour d’immeubles en construction, je n’ai pu m’empêcher de rire, de "pouffer" de rire, allusion à la pathétique onomatopée prononcée par John Kerry face au Sénat, et qui qualifiait cette quasi-ville de "settlement" ou implantation !

           

          Je me suis dit que les habitants de ce quartier qui s’affairent ces jours-ci en vue de la prochaine fête ne s’imaginaient jamais que leur lieu de résidence deviendrait un jour aussi célèbre dans le monde, bien plus que les faubourgs détruits et moribonds des grandes villes syriennes.

           

          Quel abîme entre les déclarations hostiles, les éditoriaux du"New York Times" ou du "Haaretz", les ininterrompues résolutions anti-israéliennes à l’ONU et la simple réalité de ce qui se déroule progressivement sous nos yeux : le retour d’un peuple sur sa terre et ses retrouvailles avec la capitale, vers laquelle ses yeux et son cœur étaient tournés depuis presque 2000 ans.

           

          Le peuple juif célèbrera ce soir la fête de Pessah', la Pâque juive qui commémore la libération des Hébreux d’Egypte et leur périple dans le désert en route vers la Terre Promise, expression qui fait désormais partie du vocabulaire d’une Humanité qui semble avoir oublié à qui elle fut promise !

           

          Lors de la soirée pascale, où se réunissent les familles juives du monde entier autour d’un rituel didactique, un cri renouvelé depuis la nuit des temps surgit : "L’an prochain à Jérusalem reconstruite" !

           

          Tiens donc ! Jérusalem ? Reconstruite ? Le livre utilisé lors de cette soirée, la Haggada, date du 1er ou du 2ème siècle, où l’Islam n’avait pas encore fait son apparition, et où tout le monde savait encore que le terme de "Palestine" avait été trouvé par l’empereur romain Hadrien après la Révolte juive de l’an 132 pour effacer le nom de la Judée vaincue. Tout comme celui de Jérusalem, rebaptisée "Aelia Capitolina".

           

          Lors de cette même soirée pascale, le rituel introduit un texte qui aurait pu paraître empreint de paranoïa, s’il ne traduisait pas une triste réalité qui a accompagné le peuple juif durant sa longue marche dans le désert des Nations, et qui ne s’est hélas pas achevée avec son retour à l’indépendance nationale en 1948 : "…à chaque génération, des gens se sont levés pour nous détruire mais le Saint, béni soit-il, nous a sauvé de leurs mains". N’est-ce-pas là un résumé exact de ce qui s’est passé et se passe encore ?

           

          Quel que soit leurs habits, leur langue ou leurs mobiles, des gens et des peuples se sont attaqués au peuple juif dans les différentes expressions de son identité : religieuse, nationale ou territoriale. Ils ont utilisé toutes sortes de stratagèmes et méthodes, mais en vain, même si cela a coûté très cher. Et comme le patriarche Jacob recevant le nom "Israël" après son combat avec l’Ange, le peuple juif, blessé à la hanche, poursuivait inlassablement sa marche dans l’Histoire.

           

          J’ai repensé à cette phrase en passant par le quartier de Gilo. Certes, le pathétique et maladroit John Kerry ne veut pas "détruire Israël", même s’il soutient indirectement ceux qui le souhaitent et y oeuvrent. Mais il y a dans cette attitude tout comme dans celle de l’Europe des relents d’un scénario par trop répété dans l’Histoire et qui consiste à s’en prendre au peuple juif par tous les moyens, de manière irrationnelle, pour l’affaiblir, le mettre au ban, le juguler.

           

          Le plus célèbre des commentateurs bibliques, Rachi, qui vécut à Troyes au 11ème siècle, écrivait à propos du premier verset de la Genèse "que la Bible commençait par le récit de la Création du monde et l’histoire des Patriarches, afin de montrer que la Terre d’Israël a été promise aux Enfants d’Israël, car un jour les Nations du monde viendront vers Israël et lui diront : Vous êtes des voleurs car vous avez pris la terre des sept peuples ".

           

          Rachi n’était pas un prophète, mais il savait tout simplement que le texte biblique comportait un message d’Eternité, et que toute l’Histoire se déroulait selon un schéma déjà décrit dans ce Livre.

           

          John Kerry, Mahmoud Abbas et Catherine Ashton, pour ne parler que d’eux, ne sont que des péripéties de l’Histoire juive. Ils s’inscrivent dans le scénario décrit lors de la soirée pascale et ne sont que des acteurs médiocres d’une pièce qui les dépassent de loin. Sans qu’ils en soient conscients, ils sont là bien plus pour faire prendre conscience au peuple juif de sa mission que pour lui nuire.

           

          Et lorsque je traverse les rues de Gilo, je pense à cette merveilleuse prophétie d’Amos, qui vécut il y a 28 siècles : "Je ramènerai les captifs de mon peuple Israël, ils restaureront leur villes détruites et s’y établiront, planteront des vignes et en boiront le vin, cultiveront des jardins et en mangeront les fruits. Je les replanterai dans leur sol et ils ne seront plus déracinés du sol que Je leur ai donné, ainsi parle l’Eternel ton D.ieu".

           

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          11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 17:02

          בעזה''ש

          Avons-nous conscience que Chabbath est une révolution ?

          Si vous avez retenu de Chabbath que c'est d'abord une liste d'interdictions, venez en passer un dans notre oasis, vous vous rapprocherez ainsi de Moïse lui-même et des prophètes bibliques.

          Avec un cœur nouveau et un esprit nouveau, faisons la volonté divine pour une bonne raison : D.ieu nous aime, célébrons Chabbath par amour pour Lui.

          Au seuil du Pays promis, Moïse nous dit que ce n'est pas avec nos pères que le D.ieu Toujours Présent1 a contracté alliance. « C'est avec nous-mêmes, nous qui sommes ici, aujourd'hui, tous vivants. » (Deutéronome 5 : 3). À la suite de cela le Décalogue nous est rappelé.

          Trois commandements, les 6ème, 7ème et 8ème, ne comportent en hébreu que deux mots :

          לֹא תִּרְצָח                            Tu n'assassineras pas

          לֹא תִּנְאָף                 Tu ne commettras pas d'adultère

          לֹא תִּגְנֹב                                   Tu ne voleras pas



          Le plus long est le 4ème : « Garde le jour de Chabbath pour le sanctifier, comme te l'a ordonné ton D.ieu Toujours Présent. Six jours tu travailleras, tu feras tout ton ouvrage. Mais le septième jour est Chabbath pour ton D.ieu Toujours Présent.

          Tu n'y feras aucun ouvrage, ni toi2, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bœuf, ni ton âne, ni tes autres bêtes, non plus que l'étranger qui est dans tes portes ;car ton serviteur et ta servante doivent se reposer comme toi.

          Ainsi tu te souviendras que tu as été esclave au pays d'Égypte, et que ton D.ieu Toujours Présent, t'en a fait sortir d'une main puissante et d'un bras étendu. C'est pourquoi ton D.ieu Toujours Présent, t'a ordonné de garder le jour de Chabbath. » (Deutéronome 5 : 12-15).

          Pourquoi ce 4ème commandement est-il le plus détaillé ? Pourquoi vient-il avant l'interdiction de l'assassinat, de l'adultère et du vol ?

          POURQUOI TANT INSISTER SUR CHABBATH ?

          Chabbath est le 7ème jour pour le Créateur. Mais il est le premier pour Adam et Eve. D.ieu ne nous a pas créés pour nous envoyer au travail tout de suite. Il nous a d'abord invités chez Lui. Avant notre départ pour le travail, Il nous propose un câlin sur Ses genoux. La Tora est l'inverse d'une religion du travail et du mérite. Cette invitation est vraiment pour nous, « nous qui sommes ici, aujourd'hui, tous vivants » comme dit Moïse. Revenez, dit D.ieu, revenez.

          Comment s'y prend-Il ? En fixant notre rendez-vous, le repère principal du calendrier, à chaque septième jour, Il passe par dessus la nature, le soleil pour le jour et l'année, et la lune3 pour le mois. Il veut que nous reconnaissions que Lui est D.ieu, au dessus de tout. Mettons de côté nos habitudes.

          לקדש (léQaDèCH) « sanctifier » Chabbath, c'est le mettre à part. Cesser tout travail à l’approche de la nuit de vendredi soir, pas seulement pour une soirée mais pour un jour entier, c’est témoigner qu'Il a créé l’univers en partant de rien, que Son Esprit domine la matière, qu’Il est le Maître de notre force de travail et de notre vie.

          La קדושה (QéDouCHa), la sanctification de Chabbath qu'Il attend de nous consiste à nous écarter en ce jour des contingences matérielles, à réduire toutes nos activités extérieures.

          Il n'a pas créé l'homme, mais le couple humain. Si nous sommes mariés, Il nous demande de nous consacrer à nos קדושים (QiDouCHim') notre mariage4 et notre famille. Chabbath, ce sont des moments pour se ressourcer ensemble, prendre du recul sur les six jours passés, et aussi de la hauteur sur les six jours à venir.

          Si tu vis seul(e) (ce qui est mieux que d'être mal accompagné), Chabbath est une bénédiction particulière pour toi. « Qu'il ne dise pas, l'eunuque, 'hélas, je ne suis qu'un arbre desséché' car ainsi s'exprime le Toujours Présent : aux eunuques qui gardent Mes Chabbaths, qui se complaisent à ce que J'aime, qui s'attachent à Mon alliance, à eux, J'accorderai dans Ma maison et dans Mes murs un monument et un titre5 qui vaudra mieux que des fils et des filles, un nom éternel qui ne périra pas. » (Isaïe 56 : 3-5) Tu as besoin de cette bénédiction particulière, car faire la fête seul(e), c'est vrai, ce n'est pas évident. Ton D.ieu a préparé pour toi une joie spéciale pour ce jour. Il t'envoie d'IsraEl par ces lignes la certitude noble que tu es capable de sanctifier Chabbath comme il faut, comme en IsraEl. Prépare ta maison, prépare toi, habille toi joliment, mijote un repas d'exception, sors du vin, une jolie nappe, des fleurs, des chandelles. (Même un homme seul peut faire ça, dit Ola, auteure de ce paragraphe, Ola qui a longtemps vécu seule). Si tu peux inviter quelqu'un qui a le même esprit pour Chabbath, tant mieux. Sinon reste seul(e) avec ton D.ieu dans la joie. Chante les Psaumes, danse, sens-toi libre, tu as un invité invisible.

          D.ieu connaît nos objections : « J'ai un travail urgent à finir, j'ai besoin d'argent ». Il y répond : « Ton D.ieu te bénira dans tout ce que tu entreprendras » (Deutéronome 14 : 29). As-tu confiance en Lui ?

          Dans Exode 31 : 15, Il ne dit pas : « pendant six jours tu travailleras... », mais « pendant six jours יֵעָשֶׂה מְלָאכָה le travail sera fait ». La phrase est au passif. Ce n'est pas que le travail se fasse tout seul, mais tu travailles bien mieux l'esprit détendu : travailler est une occupation, mais ne doit pas devenir une PREoccupation, ce serait une idole.

          D.ieu va très loin pour nous convaincre lorsqu'Il conclut le 4ème commandement (Exode 20 : 11) : « וַיָּנַח (vayana'h) Il s'est reposé le septième jour » D.ieu n'a évidemment nul besoin de se reposer. Rachi nous dit pourquoi ce langage humain est utilisé ici, dans le contexte de la législation révélée : parce que l'imitation du maître est le meilleur mode d'apprentissage.

          Nous verrons plus loin que quand Genèse 2 : 2 parle du début de la création (et pas encore de la relation de D.ieu à l'homme), il n'est pas écrit « D.ieu s'est reposé », mais simplement « Il cessa. »

          Faire profiter de Chabbath les esclaves6 a été une révolution sociale. Et Chabbath n'est encore que la base du "Système Sept" de la Tora. Chaque 7ème année, D.ieu ordonne d'annuler les dettes et de ne pas travailler la terre, dont les fruits sont ainsi mis à la disposition des pauvres. Après sept fois sept ans, au Jubilé, les esclaves sont libérés et chaque ferme revient à la famille qui l'a reçue lors du partage de Josué. (Et nous languissons après le prochain Jubilé des six millénaires...)

          Le commandement de Chabbath et de l'année chabbatique est si important que son viol a pour sanction l'exil (2 Chroniques 36 : 20-21) : « (Nabuchodonozor) exila à Babylone le reste [échappé] à l’épée ; ils furent ses esclaves à lui et à ses fils, jusqu’à l'avènement du roi de Perse ; ainsi se réalisa la parole du Toujours Présent, annoncée par Jérémie : « Le pays fera Chabbath pendant soixante-dix ans pour compenser les années chabbatiques qui n'ont pas été observées ». Moïse nous avait prévenus : « La terre sera abandonnée d’eux, et elle voudra ses Chabbaths, dans sa désolation, eux une fois partis... » (Lévitique 26 : 43)

          La Bible est, paraît-il, le livre le plus diffusé au monde. Le dessin des Tables de l'Alliance a été copié par la révolution française et sa déclaration des droits de l'homme. Mais son calendrier ne donnait aux ouvriers qu'un jour de repos sur dix.

          La chrétienté et l'islam ont adopté la semaine, mais l'ont décalée l'une vers dimanche, l'autre vers vendredi. Chabbath reste donc, comme le dit le Toujours Présent dans le Livre de l'Exode (31 : 13) « un signe entre Moi et les enfants d'IsraEl ».

          LE MOT "CHABBATH" EST EXPLIQUÉ dans Genèse 2 : 2 : « וַיִּשְׁבֹּת (Vayichbot) Il cessa au septième jour tout son ouvrage qu'Il fit, car en lui שָׁבַת (chavat) Il cessa... »

          Les trois lettres שבת signalées en gras sont la racine du verbe "cesser" et du nom "Chabbath". On trouve le même verbe quand D.ieu annonce à Noé (Genèse 8 : 22) : « Tant que dureront tous les jours de la terre, semis et moisson, froid et chaleur, été et hiver, jour et nuit לֹא יִשְׁבֹּתוּ (lo yichbotou) ne cesseront plus jamais ».

          שַׁבָּת Chabbath veut dire "cessation". « En six jours, le Toujours Présent a fait les cieux et la terre, et au septième jour שָׁבַת וַיִּנָּפַשׁ (chavat vayi-nafach) Il a cessé et s'est retiré en Lui-Même. » (Exode 31 : 13).

          Le verbe וַיִּנָּפַשׁ (vayi-nafach) employé ici signifie que D.ieu a opéré Sa propre contraction (צימצום tsimtsoum), qu'Il s'est retiré en Lui-Même נֶפֶשׁ (néfèch, "âme") Suprême.

          Il cherche à être aimé de nous, et nous a créés libres d'aimer, libres comme Lui, à Son image. C'est pour cela qu'Il s'est retiré et a voulu nous faire de la place.

          « en lui [Chabbath] Il cessa tout l'ouvrage

          אֲשֶׁר בָּרָא אֱלֹהִים לַעֲשׂוֹת

          que créa Elohim pour faire. »

          « D.ieu a créé pour faire », (Genèse 2 : 2, les traducteurs refusent cette phrase bizarre), cela veut dire que depuis que D.ieu est entré dans Son Chabbath, c'est à nous de continuer. En un sens, si le Créateur "se repose", c'est sur l'homme.

          Nous avons notre responsabilité dans le parachèvement de l'entreprise commencée par Lui durant Ses six jours. Cette responsabilité découle de la liberté et de l'espace qu'Il nous donne. Avec la proclamation du septième jour commence l'histoire humaine. Les générations vont alors se succéder, Adam et Ève, Caïn et Abel, Noé et le déluge, la Tour de Babel, les patriarches ; et Chabbath n'est plus mentionnée. Il faudra attendre la sortie d'Égypte, pour redécouvrir Chabbath, comme l'une des premières lois données à la nation d'Israël.

          Chabbath est liée dans l'histoire d'Israël avec la nourriture : la manne. En sortant d'Égypte, nous avons été pris en charge économiquement par D.ieu, qui a fourni eau, pain et protection. Nous voici dans une sorte de bulle de bénédiction qui rappelle le jardin d'Éden. Là aussi Adam et Ève n'avaient pas à se soucier de leur besoins premiers, puisque le monde fonctionnait en libre service. Nous avons dû apprendre dans le désert à faire tout notre travail (sortir du camp, ramasser la manne puis la faire cuire), mais seulement durant six jours. Le sixième jour seulement (vendredi), la ration de pain céleste est double : une pour le jour même et l'autre pour Chabbath. Ainsi Dieu envoie sa bénédiction au rythme du septième jour.

          « Les enfants d'Israël virent et ils se dirent l'un à l'autre, "qu'est-ce que c'est ?" car ils ne savaient pas ce que c'était. Moïse leur dit : c'est le pain que le Toujours Présent vous a donné en nourriture" .

          Le mot מן "manne" ne désigne pas seulement un objet, c'est surtout une question. Rachbam, petit fils de Rachi, indique qu'il signifie "quoi" en égyptien (en hébreu מה "ma"). La nourriture renvoie donc au questionnement.

          Chabbath est le jour privilégié où l'homme, détaché de l'obligation de produire a le temps de se poser des questions et aussi de faire "réponse" et "retour". En hébreu, ces deux mots n'en sont qu'un : תשובה (téchouva) de la racine שוב (chouv) "revenir" ce qui veut dire aussi "retour vers D.ieu", et "repentance". À la fin des temps, au retour de l'exil, : « וְשַׁבְתָּ (véchavta) Tu reviendras jusqu'à ton D.ieu Toujours Présent » (Deutéronome 2 : 30). Or ושבת (véchavta) peut aussi se lire (l'hébreu s'écrivant sans voyelles) véChabbath : "et Chabbath".

          COMMENT VIVRE CHABBATH SELON LA TORA ?

          « Considérez que le Toujours Présent vous a donné Chabbath. C'est pourquoi Il vous donne, au sixième jour, la provision de deux jours. Que chacun demeure où il est, que nul ne sorte de son habitation le septième jour. » (Exode 16 : 29)

          « Ce que vous avez à cuire, cuisez-le, à faire bouillir, faites-le bouillir aujourd'hui et toute la provision restante, gardez-la en réserve pour demain. » (Exode 16 : 23).

          « Six jours tu travailleras et le septième jour tu cesseras7. Tu interrompras labourage et moisson. » (Exode 34 : 21). Ceci est transposable aux autres métiers.

          Mais au Sinaï, Moïse n'a pas reçu seulement les Tables de l'Alliance. D.ieu lui a demandé aussi de faire construire le Michkan', sanctuaire mobile8, ainsi que de faire fabriquer les objets du culte (Exode 25 à 31 : 119).

          À la fin de la description du sanctuaire à construire, on remarque un mot au verset 13 « ...cependant mes Chabbaths vous garderez, car c'est un signe entre moi et vous pour vos générations, afin de savoir que Je suis le Toujours Présent qui vous sanctifie. » Le mot "cependant" indique clairement qu'on suspendra la construction à Chabbath. 

          C'est à partir de ce mot "cependant" qu'on a recensé 39 travaux nécessaires à la construction de ce Sanctuaire, travaux interdits à Chabbath. À partir de ces 39 travaux ont été développés des travaux dérivés, puis se sont ajoutées des "haies de protection" destinées à éviter la transgression. Il ne faut pas, en effet, prendre les préceptes divins à la légère. D.ieu est Saint et veut que nous soyons saints. Mieux vaut donc faire plus d’efforts de fidélité que pas assez.

          Or les Sages n’ont pas choisi fortuitement l’image de la haie. Notre maison est entourée de haies que nous taillons régulièrement, de peur qu'elles ne nous cachent le ciel. Nous devons éviter le risque de perdre le cap de l'intention divine et de nous enliser dans la sclérose.

          Le Rav Léon Achkénazi, surnommé Manitou, disait ainsi qu’il ne fallait pas que "la cacherouth (les lois alimentaires juives) vous cache la route".

          « La parole de HaChém’ n’a été pour eux que

          צַו לָצָו צַו לָצָו קַו לָקָו קַו לָקָו

          tsav latsav tsav latsav qav laqav qav laqav

          ordre sur ordre, ordre sur ordre, ligne sur ligne, ligne sur ligne ; une vétille par-ci, une vétille par-là, de sorte qu’en marchant, ils trébuchent en arrière et se brisent, s’engagent dans le piège et s’y embarrassent. » (Isaïe 28 : 13).

          À Chabbath, D.ieu nous demande simplement de cuire nos repas avant Chabbath et de nous abstenir de tout gagne-pain afin de faire la Fête avec Lui.10

          Quelle est la fonction du Michkan' ? « Ils me feront un Sanctuaire et Je résiderai.... » Aujourd'hui encore, beaucoup sont tentés de lire comme suite "je résiderai dedans".

          Sa fonction la plus évidente est de célébrer l'unité du peuple devant D.ieu. C'est la dimension extérieure, spatiale du Sanctuaire. 

          Mais D.ieu ne continue pas Sa phrase ainsi en disant "je résiderai dedans". Il dit "Ils me feront un Sanctuaire et je résiderai בְּתוֹכָם en eux" (3ème personne du pluriel, Exode 25 :8).

          Il nous est plus difficile de laisser D.ieu résider en nous, qu'à D.ieu d'avoir fait descendre Sa gloire à la dédicace du Michkan' et du Temple de Salomon, au point qu'au début, personne ne pouvait y entrer.

          Nous avons déjà connu trois échecs, d'abord au temps des Juges quand les Philistins ont emporté l'arche, ensuite quand le Temple de Salomon a été détruit par Babylone, et encore au temps des Romains, quand les factions juives se déchiraient dans la haine gratuite.

          L'exigence divine de soumettre les travaux du Michkan' au rythme de Chabbath nous démontre clairement que D.ieu veut en priorité résider dans notre cœur. C'est plus urgent que dans le plus beau des sanctuaires.

          Chabbath est le Sanctuaire de D.ieu en nous, dans la dimension du temps. Le temps nous est intérieur, c'est la dimension de notre être.

          Le Temple à venir, nous étant extérieur dans la dimension de l'espace, ne sera rebâti à Yérouchalaïm que quand le D.ieu qui est en quête de nous (parce qu'Il nous aime) résidera en nous. C'est Son projet de "culte en esprit et en vérité" déclaré depuis le Sinaï. 

          La circoncision ordonnée dès Abraham doit nécessairement être, non pas remplacée (hérésie connue), mais confirmée par la circoncision du cœur enseignée par Moïse : « Ton Dieu Toujours Présent circoncira ton cœur et celui de ta postérité, pour que tu aimes ton Dieu Toujours Présent de tout ton cœur et de toute ton âme, et assures ton existence. » (Deutéronome 30 : 6, voir aussi 10 : 16)

          De même, Jérémie 31 : 33 annonce la réïtération de l'Alliance du Sinaï avec IsraEl et Yéhouda pour inscrire la Tora dans nos cœurs. Offrons, non pas la mort d'un autre, mais notre propre vie pour y réaliser la volonté divine et Il « pardonnera nos fautes et en effacera jusqu'au souvenir » (31 : 34)

          C'est aussi l'enseignement d'Ézéchiel (11 : 19-20) : « Je leur donnerai un seul cœur et Je mettrai en vous un esprit nouveau ; J'ôterai le cœur de pierre de leur corps et Je leur donnerai un cœur de chair, afin qu'ils suivent Mes lois, qu'ils observent Mes prescriptions et les accomplissent. Ils seront pour Moi un peuple et Je serai pour eux un D.ieu. »

          La révélation du D.ieu d'IsraEl, la Tora est simple et ne se réduit pas à un code de règlements. Il n'y est question que d'amour et de délices.

          « Si tu cesses de fouler aux pieds Chabbath, de vaquer à tes affaires en ce jour qui M'est consacré, si tu considères Chabbath comme un délice, la sainte journée du Toujours Présent comme digne de respect, si tu le tiens en honneur en t'abstenant de suivre tes voies ordinaires, de t'occuper de tes intérêts et de prononcer des paroles vaines, alors tu trouveras tes délices dans le Toujours Présent, Je te ferai chevaucher sur les hauteurs de la terre et Je te nourrirai de l'héritage de ton père Jacob... C'est la bouche du Toujours Présent qui le dit. » (Isaïe 58 : 13-14)

          Et cette révélation va s'étendre au-delà de ce qu'il est permis d'imaginer :

          « Observez la justice et faites le bien; car mon secours est près de venir et mon salut de se manifester… Heureux qui respecte Chabbath et ne le profane pas, et qui garde sa main de toute action mauvaise ! Que l'enfant d'étranger qui s'est rallié au Toujours Présent ne dise pas : "Certes, le Toujours Présent m'exclura de son peuple!"

          ... les enfants d'étrangers qui rejoignent le D.ieu Toujours Présent, se vouant à son culte, aimant son nom et devenant pour lui des serviteurs, tous ceux qui observent Chabbath et ne le profanent pas, qui persévèrent dans Mon alliance, Je les amènerai sur Ma sainte montagne... car Ma maison sera dénommée Maison des prières pour toutes les nations."

          Parole du Souverain, du Toujours Présent, qui rassemble les dispersés d'IsraEl: "II en est d'autres que Je recueillerai en même temps que seront recueillis les siens." (Isaïe 56 : 1-8)

          Chabbath est tout simplement  l'image de notre avenir commun, lorsque le D.ieu d'IsraEl viendra à Yérouchalaïm délivrer le monde du mal et y établir Son règne.

          Ce Chabbath des millénaires se prépare aujourd'hui, au sixième jour (quand nous mijotons de bonnes actions) :

          מִי שֶׁטָּרַח בְּעֶרֶב שַׁבָּת יאכַל בְּשַׁבָּת

          « Qui s'est donné de la peine la veille de Chabbath aura de quoi manger à Chabbath. » (Talmud Avoda Zara 3 a)

          « Constamment, de nouvelle lune en nouvelle lune, et de Chabbath en Chabbath, toute chair viendra se prosterner devant moi, dit le Toujours Présent. » (Isaïe 66:23)

          CHABBATH CHALOM !

          1 השם 'HaChem" signifie "Le Nom", au-dessus de tout nom. Nous ne prononçons pas le Tétragramme YHVH. Ce Nom en quatre lettres est la 3ème personne du singulier de l'aspect inaccompli de la conjugaison du verbe "être présent". הוה (HoVéH) est le nom hébreu du temps présent en conjugaison. La traduction "Le Toujours Présent" rend mieux compte du dynamisme de l'Intervenant Divin que le titre "l'Éternel" à la connotation figée et glaciale. Voir notre lettre précédente.

          2 "Ta femme" n'est pas mentionnée, car D.ieu s'adresse autant à l'un qu'à l'autre. Vous ne faîtes qu'un.

          3 Voir dans nos brochures « Apprends-nous à compter nos jours » la comparaison des trois calendriers, le biblique, le chrétien et le mahométan, et leurs arrière-plans idéologiques.

          4 קדושים (QiDouCHim') "sanctifications" = mariage juif

          5 יד ושם (yad va-Chem), littéralement "une main et un nom"

          6 La Tora n'a pas aboli l'esclavage, mais l'a vidé de sa substance. L'esclavage n'a été aboli aux Etats-Unis qu'après la guerre de sécession (1865). Il est encore pratiqué dans plusieurs pays mahométans.

          7 En cas de risque pour la santé ou la vie d'une personne, nous avons, non pas le droit, mais le devoir de repousser les commandements de Chabbath. Car « וָחַי בָּהֶם (vé'haï bahem) vous vivrez par eux » (Lévitique 18 : 5), c'est-à-dire que vous ne mourrez pas à cause d'eux.

          8 משכן "Michkan" vient de la racine שכנ = résider. Ce sanctuaire mobile est aussi nommé « Tabernacle ».

          9 Simultanément, le peuple en bas du Sinaï adorait le veau d'or. D.ieu préparait avec Moïse au sommet du Sinaï le "remède" (le culte du Michkan) à la "maladie" (le veau d'or).

           

          10 Ciel ! J'ai oublié de vous dire d'aller à la synagogue à Chabbath ! Sans doute parce qu'aujourd'hui, j'ai voulu aller à l'essentiel. Et je pense que l'essentiel est bien ici...

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          31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 21:30

          ב''ה

          Merci à nos ami(e)s qui nous ont présenté leurs meilleurs voeux pour la nouvelle année 2014. Nous sommes sensibles à leur attention.

          En échange, nous leur souhaitons... une heureuse suite de l'année 5774.

          Bien sûr, de même qu'en IsraEl, les panneaux routiers sont en hébreu, en anglais et en arabe, le calendrier grégorien a sa place aux côtés du calendrier hébreu.

           

          Mais nous sommes heureux de pouvoir revenir, dans notre pays ressuscité, au rythme biblique du temps. Nous aurons l'occasion de partager ce thème avec vous prochainement.

           

          Nous vous souhaitons un bon mois de Chevath. Vous savez, le mois de Tou-bi-Chevath, le "nouvel an des arbres", l'alliance que le peuple d'IsraEl célèbre avec le pays d'IsraEl, en vue de mettre en pratique la Tora d'Israel...

          « Tu ne seras plus nommée délaissée, ta terre ne s'appellera plus solitude. Car ton nom sera Mon-désir-en-toi et ta terre sera nommee Epousée. Car l’Eternel t'aime et ta terre connaîtra les épousailles. » (YéchaYahou 62 : 4).


          http://www.elisrael.org/article-15839276.html

          http://www.elisrael.org/article-15884046.html

          http://www.elisrael.org/article-joyeux-tou-bichevath-65404922.html

          Soyez béni, grâce à votre étude, de Sion.


           

           

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          7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 21:00

          overblog est de nouveau défaillant dans la publication de www.elisrael.org

          Veuillez cliquez sur www.elisrael.blogspot.com

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          16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 18:03

           

          ב''ה

          Quelques réflexions sur Eikha, le Livre des Lamentations, (chap 3, v 18-28) pour ce jour de 9 Av.

          Le destin d'IsraEl a été terrible, et nous ne sommes pas sortis d'affaire. Cette journée est faite pour qu'on s'en pénètre.

           

          °°°°°°°

           

          "J'ai dit : 'C'en est fait de mon avenir et de ce que je pouvais espérer de HaChèm’.'  Rappelle-toi ma misère et mon abandon : je ne connais que poison et absinthe. En évoquant ces souvenirs, mon âme s'affaisse en moi.

          (mais….)

          Voici la pensée qui s'éveille en moi, et c'est pourquoi j'espère.

          חַסְדֵי יהוה כִּי לֹא תָמְנוּ כִּי לֹא כָלוּ רַחֲמָיו ׃

          Les bontés de HaChèm’, non elles ne sont pas taries,

          non ses matrices ne sont pas épuisées.

          חֲדָשִׁים לַבְּקָרִים רַבָּה אֱמוּנָתֶךָ ׃

          Elles se renouvellent chaque matin, immense est ta fiabilité.

          חֶלְקִי יהוה אָמְרָה נַפְשִׁי עַל כֵּן אוֹחִיל לוֹ ׃

          Ma part c'est 'HaChèm’, dit mon âme, c'est pourquoi j'espère en Lui.'

          טוֹב יהוה לְקוָֹו לְנֶפֶשׁ תִּדְרְשֶׁנּוּ ׃

          Il est bon, HaChèm’, pour ceux qui espèrent en Lui, pour l'âme qui Le recherche.

          טוֹב וְיָחִיל וְדוּמָם לִתְשׁוּעַת יהוה ׃

          C'est une bonne chose d'attendre en silence le secours de HaChèm’ ;

          טוֹב לַגֶּבֶר כִּי יִשָּׂא עֹל בִּנְעוּרָיו ׃

          Il est bon (aussi) pour l'homme de porter le joug dès sa jeunesse ;

          יֵשֵׁב בָּדָד וְיִדֹּם כִּי נָטַל עָלָיו ׃

          Qu’il s'assied solitaire et reste silencieux, lorsqu'Il le lui impose."

           

          °°°°°°°

           

          Les grands empires et nombre de nations connues dans l'antiquité sont disparus. La France et l'Occident tout entier sont en train de couler. Les fidèles victimes de Mahomet s'entretuent très bien, entre eux, sans nous.

          Et nous ? Nous sommes le pays et le peuple le plus détesté au monde. Nous en prenons notre parti. IsraEl à présent ne rasera plus les murs, et seuls ceux qui ont encore l'exil au coeur mendient l'amour des païens.

          En fait, Celui qui nous a faits nous éprouve, comme l'orfèvre sépare le métal précieux des scories… par le feu.

          Il nous a amenés jusqu'ici, pas pour nous jeter, pas pour nous détruire.

          Les termites qui nous attaquent périront.

           

          Aujourd'hui, moi l'Hébreu, je fête mon anniversaire.

          J'ai quatre mille ans.

          Pourquoi parler aujourd'hui d'anniversaire ?

          Que disent nos Sages ?

          Que c'est justement en ce jour de toutes les catastrophes

          que naît celui d'entre nous nous qui nous conduira victorieusement, le Machia'h.

           

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          Published by Michael & Ola - dans Nourriture biblique
          16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 12:50

          Deuil national et jeûne du 9 av

          Yéochoua Sultan
          lundi 15 juillet 2013
           
           

          Comment se sentent les gens qui ont deux amours, la France et Israël? Il doit y avoir certaines années un drôle de tiraillement, quand la fête de la libération nationale d'un côté, le 14 juillet, coïncide avec la date du deuil national du 9 av.


          La dernière période d'indépendance qu'ait connue le peuple d'Israël, avant la renaissance de son Etat, a duré trois ans. Et pourtant, on aurait pu commencer à se dire que l'exil d'Edom (Occident chrétien) n'allait pas durer plus d'environ soixante ans, soit un peu moins que l'exil de Babylone. Avec Shimon Bar Kokhba, l'espoir renaquit de ses cendres.


          Rabbi Aqiva, pilier incontournable du Talmud, coauteur de la Mishna, avait vu en lui l'espoir de la restauration de la royauté perdue avec la destruction du Second Temple. Il présentait en effet tous les signes tangibles permettant de présumer que tout irait bien.


          Du 9 au 10 av 3828 du calendrier hébraïque, voici 1945 ans, après un terrible siège, la splendeur de Jérusalem est réduite en cendres. Pourtant, un peu plus d'un demi-siècle plus tard, en l'an 3892, une lueur d'espoir réchauffa les cœurs.


          C'était il y a 1881 ans. Une logistique solide, un réseau impressionnant de refuges, une stratégie en sous-sol, une coordination infaillible entre les forces, tout cela conduisit à une première période victorieuse. L'ennemi fut chassé hors des frontières de la Judée.


          Mais l'innommable empereur romain, Hadrien, de sinistre mémoire, déplaça ses meilleures légions cantonnées en Bretagne pour écraser dans le sang les insurgés, exterminant ainsi toute présence juive d'une bonne partie des territoires que les nations nous contestent et cherchent à nous ravir à nouveau aujourd'hui.


          La Grande Révolte commence donc moins de soixante-dix ans après la destruction du Temple. Le centre spirituel du judaïsme, avec Raban Yo'hanan Ben Zacaï, est transféré de la capitale assiégée pour s'installer à Yabné.


          Rabbi Yéochoua Ben Hananya, disciple du précédent, conjure les siens de ne pas se révolter, voyant dans la survie du peuple juif et de sa présence sur sa terre une tragédie comparable au passage dans la gueule d'un lion duquel on se serait sortis vivants. Pour lui, la Torah est sauvée, et, par la même occasion, l'âme du peuple.


          Le Temple, quant à lui, il sait qu'il sera reconstruit, même si sa génération risque fort de ne pas être de la partie. Personne, parmi tous les Sages, ne s'oppose à la reconstruction.


          Le clivage repose uniquement sur une question de temps. Pour tous, il finira par renaître, puisque tel est le programme divin, les dates restant la grande inconnue.


          Bar Kokhba frappe même des pièces, le tétra drachme, portant la mention: « Pour la liberté de Jérusalem ». Pas besoin d'être économiste pour savoir que l'une des composantes de la liberté politique consiste à détenir sa propre monnaie.


          Les décrets de l'oppresseur sont extrêmement pénibles. Motivés par une sinistre ironie, les Romains, avec le successeur de Titus, Domitien, exigent que les prélèvements financiers apportés comme offrandes pour le Temple, comme le demi-sicle, soient détournés en impôts pour renflouer leurs caisses.


          Quant aux premiers signes de la révolte, qui est loin d'avoir représenté un sursaut spontané irréfléchi, ils se firent sentir environ vingt ans plus tôt avec les communautés qui se trouvaient à la périphérie: en Cyrénaïque, à Chypre et en Egypte, alors que l'empereur Trajan se battait contre l'empire parthe.


          Pendant la révolte des Juifs de la diaspora, la situation était relativement calme en Judée, sous la domination du gouverneur intransigeant Lucius Quietus.


          Hadrien prend la place de Trajan, mais sans ressentir de prime abord un intérêt suprême en faveur de l'extension illimitée de l'Empire Romain. Il entreprend des travaux tendant à délimiter son territoire par une muraille, dont la muraille d'Hadrien en Bretagne. Il peut donc passer pour un modéré.


          Un témoignage numismatique révèle la fondation d'une ville idolâtre et helléniste, Aelia Capitolina, sur les ruines de la ville sainte. Cette pièce montre l'empereur Hadrien debout derrière un soc, labourant le sol de Jérusalem. Un autel voué au culte de Jupiter est érigé sur l'Esplanade du Temple.


          Géographiquement, la révolte s'étend de Bet-Horon, Beitar et Beth-Gouvrin, du Nord au Sud ; de Ein-Guedi à Maalé Adoumim sur le front Est, les limites à l'Ouest s'étendant jusqu'au bas de la zone montagneuse. Les insurgés ont préparé une importante infrastructure de grottes et de passages souterrains.


          Osbius témoigne: « Au plus fort de la guerre, à la dix-huitième année du règne d'Hadrien, la ville de Beitar fut assiégée. C'était une imposante citée fortifiée, près de Jérusalem. À la longue, les insurgés ont succombé à la faim et à la soif. »


          La chute de Beitar s'est produite elle aussi, un 9 av. Pendant trois ans, les habitants de la ville restèrent sans sépulture, car les Romains ne le permettaient pas. Ce n'est qu'au terme de cette période qu'ils furent ensevelis. Ceux qui étaient entrés dans la ville en ruine furent témoins d'un fait miraculeux: les dépouilles étaient intactes.


          985 villes et villages ont été rayés de la carte de la Judée. 585 000 soldats ont péri dans les combats, les épidémies et la faim, sans compter les millions de femmes, d'enfants et de vieillards que les Romains assassinaient sans distinction, c'est ce que rapporte l'historien Dion Cassius.


          Cet extrait du Talmud parle de lui-même: « Rabbi Yohanan a dit: " trois cents cerveaux de nourrissons avaient été répandus sur un seul rocher." »


          Dans le livre des prières et lamentations du 9 av, un auteur, du nom de Samuel, rapporte le nombre effrayant de quatre millions de Juifs assassinés, entre la destruction du second Temple et les différentes campagnes de répression romaine (Lamentation commençant par les mots : שאי קינה במגינה: élève ta plainte dans l'affliction. « ... quatre cents myriades, et la voix d'un homme droit, étouffée par le nuage, empêchée d'atteindre D. ; ils m'ont frappé et blessé... » ).


          C'est fâcheusement l'ignorance sur cette hécatombe qui fait que certains décideurs de la politique israélienne ne se réfèrent qu'aux événements de la seconde guerre mondiale comme motif de la défense d'un Etat juif souverain. Cette culture, voire ce culte de la mémoire courte conforte l'illusion de la solidité d'un judaïsme athée.


          Ils ne font pas le rapprochement entre l'aspect désertique de la région limitrophe de Jérusalem ou son occupation par des éléments étrangers et les massacres perpétrés par les Romains. Et pourtant, les cités juives de Judée-Samarie et les points de peuplements ne sont qu'une pâle ébauche de la splendeur effacée par la puissance européenne.


          Mais les Juifs, malgré la cruauté de l'oppresseur, ont su résister à l'occupant. En effet, Hadrien, lors de son discours au Sénat, n'a pas employé la formule de rigueur qui ouvre tout discours en signalant la paix des légions romaines.


          Des mesures antijuives draconiennes ont été prises par le pouvoir d'Hadrien: l'interdiction de la circoncision, de garder le shabbat et de nommer de nouveaux rabbins et d'étudier la Torah datent de cette époque.


          C'est encore ce même empereur qui méprisa les Sages du Talmud, qui torturé et exécuta les Dix Martyrs: Rabbi Yichmaël Ben Elicha Cohen Gadol, Rabban Shimon Ben Gamliel Hazaken, Rabbi Hanina Ben Téradion, Rabbi Aqiva, Rabbi Yéhouda Ben Baba, Rabbi Houçpit Hamétourguéman, Rabbi Ychbav Hassofer, Rabbi Elazar Ben Chamoa, Rabbi Hanina Ben Hakhinaï, et Rabbi Yéhouda Ben Dema.


          Les Sages d'Israël étaient des dirigeants profondément impliqués dans les destinées de leur peuple, déterminés à défendre le judaïsme au péril de leur vie, bravant la plus grande puissance de leur époque.


          L'esprit de l'exil n'avait alors aucune emprise, et jamais on aurait vu, comme aujourd'hui, des rabbins prendre position contre les visites sur le Mont du Temple, et ne pas s'émouvoir de la constante profanation du lieu le plus saint par un culte étranger.


          Rabbi Ychmaël, qui comptait parmi les sept hommes les plus beaux de la terre, plut à la fille de l'empereur qui le vit au moment où il allait être exécuté. Elle demanda la peau de son visage.


          Les Romains l'arrachèrent alors qu'il était en vie. Elle la fit conserver afin de pouvoir toujours la contempler. D'autres souffrances atroces lui furent infligées jusqu'à ce que mort s'ensuive.


          Rabbi Hanina Ben Teradion fut brûlé dans un rouleau de la Torah. Pour prolonger le supplice, les Romains avaient entouré son corps d'éponges imbibées d'eau. Pendant que le parchemin était dévoré par les flammes, les lettres s'envolaient dans les airs.


          Rabbi Aqiva fut écorché vif. Il proclama l'unicité de Dieu en rendant son âme au Créateur. Il s'était toujours demandé s'il aurait le courage et le mérite de pouvoir mourir en sanctifiant Son Nom.


          Les Romains, malgré l'atrocité des massacres qu'ils ont perpétrés en Palestine – ce nom ayant été imposé dans le but de faire oublier la relation entre les Judéens et la Judée - , ne sont pas parvenus à en effacer définitivement la judéité - la clôture de la Mishna a pu y être réalisée environ deux cents ans plus tard – pas plus que les Arabes qui avaient commencé avec le massacre des Juifs de Madian, ou que les Espagnols ou les nazis.


          Aujourd'hui, les nations se liguent pour attaquer à nouveau Jérusalem, mais le peuple d'Israël se rétablit peu à peu, en attendant la restauration complète de son Etat et de sa ville, avec le Troisième Temple.


          Le Talmud rapporte que Rabbi Aqiva se mit à rire, lorsqu'il vit un renard sortir de l'enceinte du Temple détruit. Aux autres Sages qui ne le comprirent pas, il expliqua que la réalisation des prophéties qui prévoyaient la destruction était la confirmation et l'introduction aux prophéties de la restauration.


          La ville de Beitar, rebâtie il y a vingt-huit ans, compte aujourd'hui près de trente mille habitants. Puissions-nous assister à la réédification du Temple de Jérusalem, et à la rédemption totale, même si notre mérite est insuffisant, au nom des souffrances endurées par Son peuple depuis 1945 ans.


          Il importe de ne pas méconnaître trop son histoire. Seul un individu né de la dernière pluie peut ne pas ressentir l'absence cuisante et criante du Temple, et se laisser convaincre que Jérusalem serait banalement la «ville des trois religions», formule séduisante signifiant qu'Israël n'aurait définitivement plus droit à son lieu saint par excellence.


          Des dirigeants malades de l'exil, dans la ligne tortueuse de Moshé Dayan, s'érigent contre les droits de leur propre nation et facilitent la perpétuation de l'état d'exil.


          La violence musulmane en fait fréquemment interdire aux Juifs l'accès par les autorités israéliennes, qui ne sentent pas le terrible manque, auquel ils sont habitués depuis leur berceau, qui n'est pas celui de leur civilisation. Un Juif ne devrait pas répondre à la question: «Quel âge avez-vous?» en disant qu'il a quinze, quarante ou quatre-vingt-dix ans, mais quatre mille.


          Et il faut absurdement que ce soient des non-juifs qui proclament dans toute tribune qu'Israël veut reconstruire le Temple. Mais le malade s'étonne, il n'est plus sensible à sa douleur et à son profond besoin de guérir.


          La doctrine de la mémoire courte le persuade que le peuple juif n'est pas revenu d'un très long périple, dispersé entre les nations, pour restaurer sa souveraineté, mais pour végéter sans but, dans un Foyer national dépourvu d'âme.


          Mais si les non-juifs qui se chargent de rappeler à Israël ce qu'il est venu chercher sur sa terre veulent se poser comme ennemis, et considérer comme une nakba, catastrophe, le fait de ne pas avoir réussi à le massacrer et à empêcher sa renaissance nationale, il ne reste qu'à aspirer à une méga nakba, avec la fin de la main-mise de la présence négationniste qui cherche à démentir la judéité de la Palestine.


          Que «le quatrième jeûne, le cinquième jeûne, le septième jeûne et le dixième jeûne soient pour la maison de Juda jours de joie, d'allégresse et de fête ; et la vérité et la paix, chérissez-les» (Zacharie VIII, 19).


          Toutes ces dates, le 17 du mois de tamouz, quatrième en comptant de nissan, le 9 av, le 3 tichri et le 10 téveth sont liées à la destruction du Temple, à l'exil et à la perte de la liberté nationale.


          Et que de la même façon que nous voyons de nos yeux se réaliser les prophéties du rassemblement, puissions-nous assister à la réalisation du verset de notre lecture hebdomadaire: «... pour déposséder, à ton profit, des peuples plus grands et plus forts que toi » (Deutéronome, IV, 38) ; «... pour te donner des villes grandes et bonnes que tu n'as pas bâties ; des maisons débordantes de biens que tu n'as pas emplies etc.» (Idem VI, 10, 11).

           

          Deuil

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          Published by Michael & Ola - dans Tora - Peuple et Terre d'IsraEl
          28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 06:47

           

          Classé dans: Israël | 
          israel-flag-dec08
          Les Européens ne comprennent pas. Ou ils ne veulent pas comprendre.
          Le gouvernement israélien ne leur obéit pas au doigt et à l’oeil. Non seulement il ne montre aucune joie face au fait que Mahmoud Abbas, après avoir fait admettre un « Etat palestinien » fantôme à l’UNESCO, puis le même Etat palestinien fantôme en tant qu’Etat « associé » à l’ONU, mais il ose dire que cet « Etat palestinien » ne représente rien, et il ose même demander à l’Autorité palestinienne le paiement de factures en souffrance : ne savent-ils pas que tout est dû à l’Autorité palestinienne ?

          Et non seulement ils ne veulent pas de l’épuration ethnique anti-juive demandée par Mahmoud Abbas et approuvée par les dirigeants européens qui, comme Mahmoud Abbas, voudraient une Judée Samarie judenrein, mais ils persistent à dire que « les frontières de 1967 » ne sont pas des frontières, mais des lignes d’armistice : n’ont-ils pas lu les livres d’histoire falsifiés que l’Europe produit en quantité ?

          Non seulement, en outre, ils persistent à demander à l’Autorité palestinienne de reconnaître Israël en tant qu’Etat juif et à refuser le retour de cinq millions de réfugiés (qui n’ont jamais été réfugiés), mais ils osent construire des logements sur des terrains déserts.

          Pour un peu, ils feraient refleurir le désert, s’exclamerait un technocrate de Bruxelles qui ne serait pas au courant que faire refleurir le désert, les Israéliens l’ont fait déjà, ce qu’on ne peut dire des gens de l’Autorité palestinienne qui, eux, savent plutôt reconduire les zones fleuries au désert, avec subventions internationales, bien sûr.
          Pour se conduire ainsi, le gouvernement israélien doit être d’extrême droite, disent les Européens. Vous savez, l’extrême droite, pas celle qui porte des uniformes et marche au pas de l’oie entre deux lectures de Mein Kampf, non, cela ce n’est pas l’extrême droite : ce sont les amis musulmans « modérés » de l’Europe qui trouve chez eux des repères qu’elle connait bien.

          Non, l’extrême droite, la vraie, celle qui prône la liberté d’entreprendre, la liberté de parole, la connaissance, le droit, celle que l’auteur de Mein Kampf détestait tant, comme les Européens aujourd’hui.
          Dès lors qu’il va y avoir des élection au mois de janvier en Israël, les Européens se sont pris à espérer. Les Israéliens, ont-ils imaginé, vont voter comme l’intelligentsia de gauche et d’extrême gauche et comme leur Shlomo Sand adoré, l’homme grâce à qui il n’y aurait même plus besoin de « solution finale » puisque le peuple juif, dit-il, n’existe pas, tout comme la terre d’Israël, d’ailleurs. Les Israéliens vont voter pour des gens prêts à reconnaître que tout est dû à l’Autorité palestinienne et au Hamas qui attend derrière le rideau, et sont prêts à se conduire comme ce que les Européens considèrent comme de bons Juifs !
          Eh bien, non.
          Binyamin Netanyahou est quasiment certain de l’emporter, ce qui signifierait la reconduction d’un gouvernement composé principalement du Likoud et d’Israel Beitenu. En outre la liste du Likoud s’est ouverte à des hommes tels que Moshe Feiglin, aux positions plus nettes que celles de Netanyahou.

          De surcroît, un parti dirigé par un homme de conviction, Naftali Bennett, HaBayit HaYehudi, serait crédité d’un excellent score, et ce parti prône l’annexion partielle de la Judée Samarie.

          Un parti plus petit, et qui devrait lui aussi avoir des députés, Otzma LeIsrael, prône, lui, comme ses dirigeants, Aryeh Eldad et Michael Ben Ari, l’annexion pure et simple.
          Les Européens ne comprennent pas, non. Attendez-vous à ce qu’ils soient indignés, avec ou sans le vieillard indigne spécialisé dans l’indignation anti-israélienne. Attendez-vous à ce que l’administration Obama soit encore plus inamicale, et à ce que les « Palestiniens » vocifèrent.
          Tout cela n’est pas grave. Le peuple israélien, en sa très grande majorité, avance vers la lucidité tandis que l’Europe n’en finit pas de glisser vers le déclin, la pusillanimité et la déchéance morale.
          Le peuple israélien comprend, comme je l’explique dans le prochain numéro d’Israël magazine, que les accords d’Oslo sont morts, qu’il n’y a jamais eu de « processus de paix », que Mahmoud Abbas est un criminel antisémite qui va chez le coiffeur et porte un costume, et que seules la fréquentation du coiffeur et le costume le distinguent d’Arafat.

          Le peuple israélien comprend qu’il n’y aura pas d’Etat palestinien à Gaza (parce qu’il y a déjà à Gaza un quasi-Etat voyou de type totalitaire) et pas d’Etat palestinien non plus en Judée Samarie (parce que les fragments de la Judée Samarie occupés par l’Autorité palestinienne sont un embryon d’Etat voyou de type totalitaire).
          Quelques pas encore, et des dirigeants israéliens pourront rappeler que si le peuple juif n’a pas été inventé, contrairement à ce que dit l’avant dernier best seller à la mode (qui, bien qu’il soit à l’histoire ce qu’un assassinat est à la vie, n’en a pas moins reçu en France un prix du livre d’histoire), le « peuple palestinien », lui, a bel et bien été inventé. J’ai publié un livre sur le sujet.
          Quelques pas encore, et des dirigeants israéliens ne parleront plus d’implantations en Judée Samarie, mais de villes et villages juifs en Judée Samarie. Ce que je fais déjà depuis des années.
          Quelques pas encore, et des dirigeants israéliens pourront rappeler les accords de San Remo, et redire ce que disait le Likoud il n’y a pas si longtemps : qu’il y a déjà un Etat palestinien, la Jordanie, créée sur quatre vingt pour cent du territoire du Mandat palestinien établi pour que naisse le foyer national juif, et qu’il n’y a pas à en créer un deuxième.
          Et si le Likoud ne le dit pas à nouveau, d’autres se chargeront de le dire et, dès lors, incarneront l’avenir.
          Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Guy Millière pour www.Dreuz.info

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